LIMME Luc

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?


C’est très simple. Mon prédécesseur au Musée du Cinquantenaire était monsieur De Meulenaere. Quand j’avais douze ans, il avait été mon professeur de latin. Il m’avait donné le goût de l’Egypte indirectement : je savais qu’il était égyptologue. Lors de ma première année d’université à Gand, monsieur De Meulenaere fut nommé à la chaire d’égyptologie. Il donnait des cours d’histoire de l’art de l’Antiquité. J’ai décidé de suivre ses cours.

 


Quel est votre cursus? Quel est votre parcours ?


Après une licence d’histoire et de philologie de l’Orient ancien à l’université de Gand, j’ai obtenu une bourse pour aller étudier une année à Paris. J’ai suivi les cours de Posener, Yoyotte et Clère. Ensuite, j’ai enseigné quelques années à Lille pour suppléer monsieur Vercoutter qui avait pris une année sabbatique pour terminer un livre sur Mirgissa. Finalement, j’ai enseigné une douzaine d’années à Lille. Ensuite, j’ai été nommé conservateur adjoint au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles. J’ai débuté ma carrière au musée en 1973 et j’y suis resté presque quarante ans. J’ai aussi enseigné, accidentellement, quelques années à Louvain après le décès de Jan Quaegebeur. A partir de 1988, j’ai été directeur des fouilles d’El Kab. Vers 1994, je suis devenu le secrétaire général de la Fondation Egyptologique Reine Elisabeth devenue, depuis quelque temps, l’Association Egyptologique Reine Elisabeth.

 


Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches?


Depuis novembre 2009, j’ai pris ma retraite. Nous attendons encore la nomination d’un égyptologue pour me remplacer au musée. En prenant ma retraite, j’ai aussi arrêté d’être le directeur des fouilles d’El Kab. C’est un collègue préhistorien qui, pour le moment, s’occupe de cette direction. Je m’occupe toujours de l’Association Egyptologique Reine Elisabeth. Je m’occupe de la rédaction de la revue Bibliotheca Orientalis (BiOr) publiée à Leyde. Par ailleurs, on m’a demandé de m’occuper de la Chronique d’Egypte. Et, beaucoup de choses dorment encore dans un tiroir.

Publié le 16/12/2011




BY ANKAA