TILLIER Anaïs

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

Je me suis intéressée à l’égyptologie comme à peu près tous les écoliers au collège avec le programme de 6è. Mais, disons qu’en tant qu’élève sérieuse, j’ai suivi ma scolarité assidument et j’y suis revenue plutôt au lycée. Pour l’anniversaire de mes 15 ans, on m’a offert le dictionnaire de Champollion et, d’emblée, ce qui m’intéressait le plus c’était les hiéroglyphes. J’avoue avoir lu ce dictionnaire en long, en large et en travers. Ensuite, j’ai enrichi ma culture avec diverses lectures.

 

 

Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

Pendant le lycée, j’ai beaucoup lu. L’année de mes 16 ans, j’ai vu une publicité sur les cours dispensés par l’Institut Khéops et la grammaire de Grandet-Mathieu. Les cours n’étant pas dans mes moyens, je n’ai fait qu’acheter le livre et commencé à le lire et à faire les exercices de mon côté. J’ai continué ainsi jusqu’au bac. Et là, il fallait choisir mon avenir. J’avais plusieurs possibilités : soit je poursuivais le parcours que j’avais impulsé avec des études scientifiques, soit je m’engageais dans l’égyptologie. Je me suis renseignée sur le cursus universitaire permettant de devenir égyptologue. Je me suis rendue compte que ce n’était pas dans mes cordes car il fallait être bon en langues vivantes, en langues anciennes et que cela me menait dans des études en histoire de l’art et archéologie. Mes parents m’ont proposé d’essayer. Et, si cela ne me plaisait pas, je retournerais dans le domaine de la biologie et des mathématiques. J’avais dans l’idée d’intégrer l’Ecole du Louvre. La première année, j’ai échoué au test d’entrée. Je suis alors allée à l’université de Poitiers pendant un an pour faire des études d’histoire de l’art en attendant de repasser le test. Entre-temps, j’ai eu d’autres informations sur le cursus pour faire de l’égyptologie. Je me suis rendue compte que même si je passais par l’Ecole du Louvre, il fallait revenir à l’université pour faire un master et un doctorat. J’ai alors choisi de rester à l’université. Mais, comme Poitiers ne proposait ni master ni doctorat d’égyptologie, je me suis inscrite à l’université de Montpellier pour poursuivre mes études en égyptologie. Cela fait maintenant sept ans que je suis à Montpellier : j’ai suivi la licence d’archéologie, le master d’égyptologie et je suis en doctorat depuis un peu plus de trois ans. Il me reste deux ans devant moi, c’est l’objectif que je me suis fixée pour achever ma thèse.

 

Des pistes pour l'avenir ?

 

 

Ma thèse portant sur un dieu égyptien qui possède encore des temples visibles comme celui de Kom Ombo, j’ai dans l’idée de me spécialiser en religion et, plus particulièrement, sur les textes de ces temples tardifs. Quelques projets, certes, mais pour les concrétiser il faut savoir s’intégrer dans une équipe de recherche, qu’elle soit française ou étrangère. Je pense notamment à une équipe allemande qui a un projet sur les temples tardifs et qui collabore régulièrement avec des chercheurs français. Eventuellement, je pourrais postuler pour un poste ou une bourse. Une autre piste est de candidater sur des postes de chercheur même s’ils sont rares.

Publié le 11/12/2010




BY ANKAA