ROUFFET Frédéric
  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Cela m’est venu en cours d’histoire de 6è. A cette époque, j’habitais à côté de Lille et j’étais abonné à une bibliothèque de quartier où, tous les mercredi après-midi, nous devions avoir lu un livre une semaine sur l’autre pour le présenter. J’avais eu mon premier cours sur l’Egypte et, en un mercredi après-midi, j’ai dû lire tous les livres sur le sujet disponibles dans la bibliothèque. Je n’ai donc pas présenté un livre mais l’Egypte. Ensuite, à l’adolescence, je suis passé à la lecture de Christian Jacq, puis à des livres plus scientifiques.

 

  1. Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

Etonnamment, j’ai passé un bac scientifique spé maths. J’ai entamé un Deug à Toulouse, au Mirail, en histoire de l’art et archéologie spécialité histoire. Il n’y avait pas d’égyptologie malheureusement mais, mal informé, je croyais que l’université de Montpellier ne proposait un cursus d’égyptologie qu’à partir de la troisième année. Par conséquent, je suis arrivé en troisième année à Montpellier. Après, comme tout étudiant, j’ai validé une licence histoire de l’art et archéologie, un master d’égyptologie et maintenant la thèse.

 

  1. Comment vous est venu le sujet de votre thèse qui s’intéresse à la magie ? Avez-vous des pistes pour l’après-thèse et d’autres orientations de recherche ?

 

C’est grâce à M. Servajean que je me suis intéressé à la magie. Durant mes cours de licence, nous ne travaillions pas de textes égyptiens mais plutôt des phrases. Et, le premier texte égyptien que j’ai traduit était une formule magique. Et, c’est Mr Servajean qui nous faisait travailler sur cette formule aux sept ou huit traductions envisageables. J’ai trouvé cela génial de se poser autant de questions de traduction sur une formule. Cela m’a plu et, dès le Master I, j’ai proposé à Mr Servajean de travailler sur les textes magiques. Mais ces textes étant trop compliqués, il m’a été demandé d’attendre le Master II. En Master I, j’ai donc travaillé sur les hymnes dédiés au dieu Sobek. Et en Master II, j’ai pu enfin accéder aux textes magiques en travaillant sur les ostraca hiératiques de Deir el-Médineh qui étaient déjà publiés par Posener, Gasse et Lopez mais, qu’étonnamment, personne n’avait jamais traduit. Donc, j’ai essayé de donner ma traduction. Ainsi, de cette petite formule de quatre lignes écrits en hiératique, l’idée de travailler sur la magie m’est venue.

Après la thèse, j’espère pouvoir participer au projet monté par l’université de Montpellier sur le dictionnaire français-hiéroglyphe. Sinon, la question reste posée. Je sais que je vais continuer à faire de l’égyptologie. J’aimerais me pencher sur deux concepts, la magie-hékaou et la magie-akhou, pour comprendre la différence entre les deux. Nous parlons de « magie » mais le terme est-il adapté à l’Egypte ancienne. En même temps, j’aimerais lancer un groupe de travail à Montpellier sur les différentes parties du corps et leur dénomination. Dans la version rêvée, j’adorerai organiser un colloque international sur la magie à Montpellier.

Publié le 24/12/2011




BY ANKAA