LEFEVRE Dominique

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Il est très difficile de répondre à cette question car je n’ai pas de souvenirs précis. Depuis l’adolescence, je me suis intéressé à l’archéologie en général, à toutes les civilisations perdues : Egypte, Grèce, Rome ainsi que les civilisations méso-américaines. La spécificité égyptienne est peut-être venue par certaines lectures.

 

  1. Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

Mon parcours est très chaotique. A l’époque, j’habitais Salon de Provence et m’étais inscrit à la Faculté des Lettres d’Aix en Provence en histoire de l’art et archéologie. J’ai fait une licence d’histoire de l’art et, parallèlement, un deug d’histoire. Suite à cette formation initiale, j’ai fait une formation à Dijon (qui a disparu depuis) de technicien de fouilles archéologiques pendant un an. Ainsi, j’ai travaillé sur de nombreux chantiers. Ensuite, je me suis retrouvé à l’armée et j’ai commencé à étudier les hiéroglyphes par moi-même. A la sortie de l’armée, j’ai atterri à l’Institut Catholique à Paris afin d’apprendre l’égyptien et d’autres langues (akkadien, hittite et ougaritique). Cette formation étant basée uniquement sur la langue, j’ai appris par mes propres moyens l’histoire et l’histoire de l’art. J’ai aussi suivi les cours de François Neveu, Michel Chauveau et Pascal Vernus à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Par le biais d’Yvan Koenig, enseignant à l’époque à l’Institut Catholique et à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, j’ai pu intégrer une structure un peu plus officielle. J’ai alors commencé un diplôme de l’EPHE sous la direction de Pascal Vernus. Mon travail de recherche s’est orienté sur les Papyrus d’El-Hibeh (dossier d’archives inédit en hiératique). J’ai débuté par un travail sur le site, une sorte de synthèse sur l’histoire des fouilles, le matériel etc. Ensuite, j’ai commencé une thèse sur les Papyrus dits d’El-Hibeh. J’ai soutenu ma thèse le 13 septembre 2008. Un poste de post-doctorant m’attendait à Liège à l’issue de cette soutenance dans le cadre du projet « Ramsès » (encodage de textes néo-égyptiens sur une base de données créée par Serge Rosmorduc). Ensuite, j’ai déposé un projet de recherche pour aller à l’Institut Français d’Archéologie Orientale au Caire. En même temps, j’ai appris que le poste de Genève se libérait. J’ai postulé aux deux. Comme j’ai eu la réponse de Genève une semaine avant l’audition  à l’IFAO, j’ai accepté celui-ci. Parallèlement, j’ai donné des cours à l’Ecole du Louvre (dès 2005). J’ai aussi eu l’occasion de donner des cours à l’Institut Khéops, à l’Institut Catholique en remplacement d’Yvan Koenig (pour des cours de néo-égyptien et de hiératique). Actuellement, je donne des cours de hiératique, hormis à Genève, à l’EPHE.

 

  1. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Je me suis spécialisé dans le néo-égyptien et le hiératique. C’est grâce à cette spécialisation que j’ai été pris à Genève. Je travaille toujours sur le dossier des Papyrus d’El-Hibeh d’autant que de nouveaux fragments ont été découverts à Berlin. Par ailleurs, j’ai découvert qu’il existait une collection égyptologique au Musée du Quai Branly dont je dois publier certains éléments inédits. J’ai aussi quelques publications en cours.

Publié le 24/12/2011




BY ANKAA