GAY Véronique

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Je ne sais pas. J’ai des souvenirs où, petite, j’achetais des livres  où l’on pouvait découper des images et les coller. Je me souviens de mon premier livre d’égyptologie qui m’a été offert. C’était sur la construction des pyramides. Mais je ne sais pas comment est née cette passion.

 

Quel est votre parcours ? Quel est votre cursus ?

 

J’ai fait des études d’histoire de l’art et d’archéologie à l’université Lyon II, avec un cursus général jusqu’en licence. En maîtrise, j’ai bifurqué vers l’égyptologie. Au départ, je voulais travailler sur l’architecture et M. Goyon m’a proposé un sujet sur le vocabulaire architectural. Ainsi, ce fut le centre de mes recherches jusqu’à mon doctorat dont le sujet était « le vocabulaire architectural des temples égyptiens ». Finalement, je n’ai pas pu traiter la totalité le sujet étant beaucoup trop vaste. J’ai seulement étudié la question des abords des temples non seulement au niveau terminologique mais aussi concernant l’évolution de la terminologie en liaison avec l’évolution dévolue à ces espaces au niveau de la liturgie.

 

  1. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Je travaille au musée des Beaux-arts de Lyon depuis 1995. Par conséquent, je concentre essentiellement mes recherches en rapport avec le musée. Par exemple, j’étudie les objets égyptiens par rapport aux collections : comptage, provenance…

 

  1. Comment est venue l’idée de l’exposition sur Emile Guimet ?

 

L’idée est venue dans l’esprit du conservateur du musée qui, en étudiant les collections et par rapport à la mission de récolement, s’est aperçu que, dans les collections du musée, de nombreux objets provenaient du musée Guimet de Lyon. Au départ, l’idée était de monter une petite exposition dossier sur Guimet et sa collection d’antiquités égyptiennes. Et, nous nous sommes rendu compte que nous pouvions aller au-delà d’une simple exposition dossier. Nous avons alors commencé à faire des recherches, à dépouiller des archives. Et, nous avons pris conscience de l’ampleur du sujet. Toute une partie de la vie de Guimet est ignorée comme ses rapports avec l’égyptologie française de l’époque et avec l’Egypte. Nous avons réussi à pister sa façon de procéder par rapport aux objets qu’il acquérait. C’est un homme novateur pour son époque, notamment concernant la diffusion du savoir et de la connaissance à un public le plus large possible. L’exposition est donc née au fur et à mesure des recherches. De plus, Guimet a beaucoup écrit ce qui, pour nous, est une chance. Cela permet de mieux connaître le personnage et de creuser certaines pistes.

Pour ma part, j’ai apporté mon regard d’égyptologue sur plusieurs questions.  J’ai donc collaboré avec le commissaire de l’exposition.

Cette exposition est le fruit d’un partage d’idées.

 

 

Publié le 17/03/2012




BY ANKAA