JOLITON Virginie

Virginie Joliton est doctorante à l’université de Lausanne. Son sujet de thèse est « Etude iconographique des représentations de la reine dans les temples de l’Egypte ptolémaïque » (dir. A. Bielman Sánchez et G. Lenzo)

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Classiquement, quand j’étais enfant. J’étais surtout intéressée par la mythologie. J’avais vu le film « Le choc des Titans » qui m’a fait découvrir la mythologie grecque dont je me suis passionnée. Cela m’a ouvert vers la mythologie égyptienne, nordique, romaine. C’est par le biais de la mythologie que j’ai découvert l’Egypte. J’ai continué, par la suite, à m’intéresser à l’histoire antique. J’ai entamé un parcours universitaire scientifique mettant un peu de côté cette passion. Une fois achevé ce parcours, j’ai décidé de revenir à mes premiers amours. C’est la rencontre avec M. Grenier qui m’a fait choisir l’égyptologie.
A l’origine, je suis plutôt passionnée par l’histoire grecque, surtout la période classique et celle d’Alexandre. Je suis fascinée par le personnage d’Alexandre le Grand. C’est vraiment la rencontre avec M. Grenier qui m’a fait découvrir cette période de l’Egypte lagide qui est, pour moi, l’idéal car je peux aborder le monde hellénique et le monde égyptien en même temps. C’est ainsi que j’ai découvert l’Egypte ; par la mythologie et l’histoire du monde méditerranéen.

Grâce ou à cause de M. Grenier*, je suis arrivée à l’égyptologie mais en m’intéressant à cette période tardive qu’est l’Egypte lagide ce qui fait que je suis un peu à part dans le monde de l’égyptologie qui s’intéresse davantage à la période dynastique.

 

Après un parcours scientifique, vous avez entamé un parcours littéraire notamment en raison de votre rencontre avec M. Grenier. Comment s’est effectuée cette rencontre ?

    En effet, j’ai entamé des études scientifiques : médecine et, ensuite, paramédicale. Quand j’ai eu mon diplôme, j’ai commencé à travailler. Mais l’amour de l’archéologie et de l’histoire antique me poursuivaient. Etant orthophoniste, j’avais la possibilité d’être à temps partiel. Par conséquent, j’ai repris des cours à l’université : je devais m’inscrire en histoire et, dans le secrétariat d’histoire de l’art-archéologie, je croise M. Grenier. J’engage une discussion avec ce dernier sur la possibilité d’entamer un double cursus. Il m’a suggéré de commencer un cursus en histoire de l’art-archéologie en parallèle de mon travail. Comme j’étais très intéressée, quand je suis arrivée en Master j’ai décidé d’arrêter de travailler et de me consacrer à mes études d’égyptologie. J’ai donc poursuivi en thèse mais, de Montpellier, j’ai bifurqué sur la Suisse pour rejoindre l’équipe pluridisciplinaire de Lausanne. En ce moment, j’achève ma thèse dans le cadre de ce projet centré sur les reines lagides.

 

  1. Vous participez au projet de l’équipe pluridisciplinaire de l’université de Lausanne qui s’intitule « Rôle et statut des reines lagides de Cléopâtre I à Bérénice IV d’après les sources grecques et égyptiennes ». Pensez-vous, à l’issue de votre thèse, poursuivre votre travail de recherche dans le cadre de ce projet ?

 

C’est la question car ce projet s’arrête en 2014 ; plus ou moins à l’époque où je dois soutenir ma thèse. Mon objectif est, bien évidemment, de pouvoir rester dans cette équipe. Après, les débouchés en Suisse sont exactement identiques à ceux de la France. J’espère faire une thèse qui permette une publication, continuer à rédiger des articles, collaborer à l’ouvrage qui sera publié à la fin du projet de l’université de Lausanne.

Concernant d’autres pistes, il faut pouvoir rebondir sur les axes de recherche des différentes universités. L’idéal serait d’obtenir un poste universitaire en égyptologie ou en histoire ancienne.

 

* M. Grenier est ancien professeur d’égyptologie à l’Université Paul Valéry - Montpellier III

Publié le 09/09/2012




BY ANKAA