CHARRON Alain

Le 29 novembre 2014, nous avons accueilli M. Alain Charron, docteur en égyptologie et conservateur du musée de l'Arles antique.

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Elle est venue par amour de l’histoire qui, lui-même, est venu d’une fascination que j’ai eu à l’âge de sept ans. C’est l’année où est sortie la bande dessinée « Astérix aux Jeux Olympiques ». En même temps, mes parents ont reçu une carte postale d’amis qui étaient partis en Grèce. Il s’agissait d’une image du Parthénon. D’un seul coup, cela a fait tilt : les histoires des bandes dessinées prenaient forme et cela m’a totalement fasciné. J’ai alors commencé à dévorer tous les livres sur l’histoire et l’Egypte m’a immédiatement attiré. En fait, c’est à cause de la Grèce qu’est née ma vocation pour l’égyptologie.

 

Quel est votre parcours ?

 

J’ai fait l’Ecole du Louvre et la Sorbonne en même temps ; l’Ecole du Louvre pour la muséologie, ayant décidé d’être conservateur dès l’âge de treize ans, et la Sorbonne jusqu’en maîtrise. Après, je suis passé à Paris III car je voulais faire ma thèse avec Jean Yoyotte étant le seul, à l’époque, qui s’intéressait vraiment aux animaux. Comme Jean Yoyotte ne pouvait pas diriger de thèse, je me suis inscrit avec le professeur Cohen à Paris III. Ensuite, je suis passé à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes avec Christiane Zivie.

Entretemps, j’ai passé le concours de l’Ecole du Patrimoine pour devenir conservateur.

Depuis le 1er janvier 1990, je suis conservateur au musée d’Arles antique.

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

En tant que conservateur, j’ai peu de temps. Par conséquent, l’égyptologie est presque un hobby. C’est vraiment le plaisir de continuer mais je ne peux pas m’étendre sur de nombreuses recherches ayant, déjà, du mal à travailler sur le sujet des animaux. A partir de là, je travaille sur les collections du Muséum de Lyon surtout depuis les possibilités données par un programme CNRS avec Stéphanie Porcier. J’ai effectué de nombreuses recherches dans les domaines liés aux animaux me permettant de publier un ou deux articles spécialisés par an. Il y a aussi le travail sur Abou Rawash où Dominique Farout et Michel Baud m’avaient demandé de participer à l’équipe quand ils sont tombés sur des « bestioles ». Par ailleurs, il ne faut pas oublier quelques expéditions et un travail sur l’époque gréco-romaine.

Publié le 22/08/2014




BY ANKAA