POIRSON Jacques

Retraité de l’administration de l’Education Nationale, M. Poirson prépare un diplôme à  l’EPHE sous la direction de Pascal Vernus. Il est également vice-président de l’association Papyrus à Lille.

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Je répondrai en deux fois : très tôt. J’ai cinq cents livres d’égyptologie. Le plus ancien que j’ai est un catalogue du département égyptien du musée du Louvre rédigé par Jacques Vandier en 1946. Etant né en 1936, vous pouvez constater que je n’ai pas traîné pour m’intéresser à l’égyptologie. Mais, pendant une grande partie de ma vie pour des raisons personnelles, je ne suis pas allé plus loin que l’amateur éclairé. La deuxième étape est la retraite qui m’a libéré de mes obligations professionnelles. La plupart de mes disponibilités sont  consacrées à l’égyptologie, la langue d’abord la civilisation ensuite.

 

Quel est votre parcours ?

 

Les concours administratifs pour aboutir à être conseiller d’administration scolaire et universitaire. Il y a eu quatorze ans de direction de résidence universitaire, quatorze ans de responsabilité de l’enseignement supérieur au rectorat et cinq ans de responsabilité au cabinet du recteur d’académie. Parallèlement, il y a eu des activités sportives, cinématographiques, picturales et musicales.

Mon parcours égyptologique a commencé à la retraite. J’ai commencé à prendre des cours de langue à l’Institut Khéops. Puis, je me suis inscrit à une association d’égyptologie, j’ai suivi des cours de langue et j’ai fini par en donner moi-même. Je suis devenu le vice-président de l’association. Je me suis intéressé aux stèles. Ayant emmagasiné des connaissances et des réflexions à ce sujet, j’ai poursuivi en donnant des conférences pour partager mon savoir.

 

Comment vous est venue l’envie de travailler sur les stèles ?

 

Cet intérêt est venu par le fait de trouver nombre de stèles dans les musées et les expositions et de constater qu’il n’y avait pas d’ouvrages grand public. Donc, je suis allé à la recherche d’un certain nombre d’informations. Et j’ai fini par avoir envie d’en parler au sein de mon association dans le cadre de cycle thématique et, ensuite, j’ai eu la frustration d’une généralisation trop large.
J’ai eu envie d’approfondir sur des idées particulières, notamment le jeu de la tradition et de l’innovation, ce chevauchement de ces deux éléments sur les stèles. J’ai rencontré Pascal Vernus qui m’a proposé de passer un diplôme à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. J’ai accepté avec beaucoup de plaisir et je m’y consacre.

Publié le 22/08/2014




BY ANKAA