RELATS-MONTSERRAT Félix

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

J’imagine que cela m’est venu, comme beaucoup de gens qui font de l’égyptologie,  dès mon enfance. Je suis, peut-être, plus têtu que la plupart des enfants et j’ai fait ce que je pouvais pour atteindre cet objectif. Au départ, il y a peut-être eu un livre où l’on tire des languettes et une momie apparaît. De plus, j’ai fréquenté l’histoire dès mon plus jeune âge puisqu’un historien médiéviste habitait au-dessus de la maison. J’ai affiné cette passion en faisant de l’égyptologie mais l’histoire a fait partie de ma vie très jeune.

 

Quel est votre parcours ?

 

C’est un parcours assez classique : baccalauréat, classes préparatoires khâgne. Mon objectif était de monter à Paris pour fréquenter le musée du Louvre et les bibliothèques. J’ai, alors, intégré l’université Paris-Sorbonne pour entamer des études d’égyptologie en master. Et, j’ai poursuivi en thèse avec une petite parenthèse pour préparer l’agrégation d’histoire.

Parallèlement, j’ai participé à différents chantiers de fouilles en France et en Egypte comme Kôm el-Hettan et, surtout, Médamoud.

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Actuellement, mes recherches sont centrées sur le site de Médamoud puisque c’est mon sujet de
thèse. J’effectue une synthèse de l’histoire des fouilles et du site. De plus, j’ai entamé la réouverture d’activités archéologiques. Bien sûr, je suis en contact avec d’autres égyptologues comme Lilian Postel et ceux qui participent à d’autres chantiers en relation avec le dieu Montou. Par conséquent, de nouvelles interrogations ont émergé concernant, notamment l’histoire économique avec la présence d’atelier céramique sur le site de Médamoud : quels sont les rapports entretenus entre le temple et les ateliers de production ? Enfin, je souhaiterais étendre mes réflexions sur d’autres temples.

Publié le 21/07/2015




BY ANKAA