JURET Michèle

1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

J’ai toujours été intéressée par l’égyptologie, dès la 6e comme la plupart d’entre nous. Mais, au départ, je n’ai pas fait d’études d’égyptologie. Un jour, j’ai dit à une amie de la famille, Josèphe Jacquiot, que je venais de m’inscrire à l’École du Louvre mais en qualité d’auditrice. Elle me répond qu’il faut m’inscrire en tant qu’élève. Je lui affirme que c’est impossible car, à l’époque, j’avais déjà cinquante ans. Devant son insistance, j’ai fini par m’inscrire en tant qu’élève.

 

2. Quel est votre parcours ?

À l’École du Louvre, j’ai opté pour la spécialité « égyptologie » sachant que le cousin de Josèphe Jacquiot était l’égyptologue Étienne Drioton et que, de plus, j’aimais l’égyptologie. J’ai fait un mémoire de 3e cycle en égyptologie sur « l’iconographie de l’entité-ba au Nouvel Empire » supervisé par Jocelyne Berlandini-Keller.

Entre-temps, en 1993, Josèphe Jacquiot a créé son musée et m’a mis « le pied à l’étrier » pour que je m’occupe de celui-ci.

En 1995, elle est décédée : j’étais conservatrice adjointe.

En 1997, la mairie m’a nommé conservatrice à titre bénévole. Cette même année, j’ai récupéré les archives Drioton dans les greniers. J’ai passé une dizaine d’années à les trier. Et, j’ai trouvé ces archives tellement passionnantes et le personnage d’Étienne Drioton tellement extraordinaire que j’ai décidé d’écrire sa biographie et de faire des conférences pour le faire connaître. Je suis aidée par le cercle scientifique Étienne Drioton de Nancy.

 

3. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

Je travaille autour d’Étienne Drioton car mon but est de le faire connaître. Je fais aussi des conférences d’égyptologie pour faire vivre le musée de Montgeron.

Publié le 16/08/2016




BY ANKAA