EINAUDI Silvia

1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

Pour mes collègues italiens, la réponse serait : la visite d’un musée égyptien ou un voyage en Egypte. Personnellement, dès le collège, j’étais passionnée par l’archéologie classique, surtout la Grèce. C’est pourquoi, je me suis inscrite en Archéologie-Lettres Classiques à l’université. J’ai suivi les cours d’Alessandro Roccati en égyptologie, cours qui ont orienté mon cursus. J’ai obtenu le diplôme de Maîtrise en Lettres Classiques à l’université de Turin puis le diplôme de spécialisation en archéologie orientale à l’Ecole de spécialisation en archéologie de l’université de Turin. J’ai souhaité poursuivre en doctorat mais je ne souhaitais pas faire ma thèse en Italie. La question s’est posée de savoir où. J’ai écrit deux courriels : un à Mme Christiane Zivie-Coche et un autre à Mme Dominique Valbelle en précisant que mon intérêt se portait sur l’époque tardive. J’ai rencontré Mme Christiane Zivie-Coche (Mme Dominique Valbelle ayant répondu que cette période n’était pas sa spécialité). Un sujet de thèse a été proposé que j’ai accepté : Les chapitres du Livre des Morts dans la cour de la tombe d’Haroua (TT37) : Analyse et comparaison avec les tombes monumentales tardives.  Les relations avec Mme Zivie-Coche ont été excellentes. Elle fut un vrai soutien pendant la période de ma thèse. Deux personnes ont marqué mon parcours en égyptologie : Christiane Zivie-Coche et Claude Traunecker.

 

2. Quel est votre parcours ?

J’ai obtenu ma thèse à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes à Paris sous la direction de Mme Zivie-Coche. J’ai publié des articles et je suis en train de travailler sur la publication prochaine de ma thèse. J’ai participé et je participe également à des chantiers de fouille comme celui de la tombe de Padiaménopé (TT33) en qualité d’épigraphiste.

 

3. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

Je mène différents projets de recherche en Italie et à Paris. En Italie, je travaille sur l’histoire de l’égyptologie et notamment sur la figure de Bernardino Drovetti. A Paris, je suis professeure invitée à l’Ecole du Louvre et j’ai également travaillé sur un papyrus inédit : le Livre des Morts de Pasenedjemibnakht.

J’ai deux sujets de prédilection. Le premier est sur les nécropoles tardives et le Livre des Morts des époques tardives où mon intérêt se porte essentiellement sur la transmission des textes d’une tombe à l’autre et à travers les siècles ; et, le second est l’histoire de l’égyptologie et des grandes collections.

Publié le 00/00/0




BY ANKAA