RIGAULT Patricia

1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

Quand j’étais enfant, je m’intéressais à l’histoire et surtout à la mythologie gréco-romaine. Quand j’ai opté pour un parcours en histoire de l’art, j’ai choisi de faire l’Egypte mais c’était essentiellement pour son écriture. Et j’avais choisi de faire les arts océaniques. Par la force des choses, j’ai abandonné l’un des deux et je me suis concentrée sur l’Egypte. Je ne l’ai jamais regretté. Mais je ne peux pas parler d’une vocation.

 

2. Quel est votre parcours ?

J’ai fait l’Ecole du Louvre et, en parallèle, j’ai suivi les cours de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE). J’ai eu différents travails et j’ai eu la bonne idée de passer le concours de Chargé d’études documentaires. J’ai été affectée aux Archives et je suis arrivée au département des Antiquités égyptiennes assez rapidement. J’y suis depuis vingt-sept ans. Le cœur du métier c’est la documentation scientifique autour des objets : travailler sur les objets et toute la bibliographie pour produire toute documentation servant à la connaissance des objets. Parallèlement, il y a un volet étude des collections et de participation à la présentation des collections. Christiane Ziegler m’a confié l’étude des cercueils car, à l’époque, personne ne s’y intéressait. Depuis peu, je suis Cheffe de service de la documentation du département des Antiquités égyptiennes.

 

3. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

Outre les cercueils, mes thèmes de recherche sont les textes funéraires. A une époque, j’ai aussi beaucoup travaillé sur les bijoux et sur la musique. Je m’intéresse aussi au Serapeum et à Mariette. Nous sommes en train d’essayer de mettre en place une nouvelle mission au Serapeum de Memphis dans les Petits Souterrains, c’est-à-dire de reprendre le travail là où Mariette l’avait laissé. Mais rien n’est simple.

 

Publié le 00/00/0




BY ANKAA