OLETTE-PELLETIER Jean-Guillaume

1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

J’avais cinq ans quand mes grands-parents m’ont offert un livre sur les dieux égyptiens. De plus, mes parents m’ont toujours parlé de divinités d’autres civilisations. J’ai toujours été passionné par les croisements entre divinités. En CE2, nous avions le mercredi après-midi le mercredi des questions et je harcelais mon professeur à propos de l’Egypte ancienne. Ensuite, j’ai aussi eu une passion pour les jeux vidéo dont Tomb Raider ce qui n’a fait que décupler mon intérêt pour la civilisation égyptienne et mon apprentissage des langues anciennes : latin, grec et égyptien hiéroglyphique.

 

2. Quel est votre parcours ?

J’ai fait une licence et un master d’histoire. En parallèle, j’ai fait un master de publicité, de communication digitale où j’ai travaillé sur l’insertion publicitaire dans les jeux vidéo me permettant de retrouver mes amours de jeunesse. J’ai fini par arrêter mon cursus d’histoire et suis parti pour un stage de six mois en Thaïlande pour une entreprise d’import-export de vins français à destination des grands hôtels. J’ai été renouvelé six mois. En tout, je suis donc resté un an en Thaïlande mais l’histoire ancienne et l’Egypte me manquaient. J’ai quitté mon travail et je suis revenu en France. J’ai croisé par hasard un professeur de marketing qui m’a fait réfléchir sur mon avenir. Je me suis alors inscrit en égyptologie à la Sorbonne tout en continuant à travailler dans la communication. Les masters I et II ont très bien marché. Mon sujet de Master I, Les constructions circulaires à caractère religieux en Egypte ancienne, m’a amené à m’intéresser à la chapelle-sekhenet de Min. A l’issue de ma soutenance, on m’a proposé de travailler plus spécifiquement sur la chapelle de ce dieu. Et, pour ma thèse, M. Pierre Tallet m’a orienté sur le dieu Min en contexte expéditionnaire des origines à l’époque ptolémaïque. Au regard de mes lectures, j’ai pris conscience que le dieu Min était toujours mal défini. J’ai donc choisi de réorienter mon sujet de thèse : le dieu Min à l’Ancien et au Moyen Empire. Ma formation en publicité m’a permis d’avoir un autre regard, notamment concernant l’iconographie cryptique du dieu où le bras levé et le phallus ne forment qu’un terme.

 

3. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

A partir de ma soutenance de thèse, j’ai pris conscience que les dieux égyptiens avant le Nouvel Empire n’étaient pas compris. Etaient appliqués des concepts gréco-romains (voire de la fin du Nouvel Empire) pour expliquer tous les dieux avant ces périodes. C’est pourquoi, je travaille sur une nouvelle analyse, avec l’étude des écritures énigmatiques, de tous les hymnes du Moyen Empire. J’en ai découvert avec le dieu Min et avec le dieu Rê-Horakhty par exemple. Finalement, il y aussi cet aspect d’iconographie cryptique qui m’intéresse : comprendre les compositions lexicales des dieux existant dans leurs images. Je considère qu’il n’y a pas de syncrétisme en Egypte ancienne : la première divinité prend les fonctions de la deuxième divinité à laquelle elle est associée. Pour les périodes anciennes, l’aspect visuel permet de comprendre les divinités.

Publié le 00/00/0




BY ANKAA