GAUTHIER Nicolas

1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

La vocation de l’égyptologie m’est venue dans le secondaire. Pendant ma troisième année, nous avions des heures libres pendant la semaine. J’étais à la bibliothèque et nous discutions avec des amis : il nous a été demandé de nous taire et, pour m’occuper, j’ai pris un livre. Il s’agissait d’un livre sur l’Egypte : je l’ai lu.

Je me suis passionné pour l’Egypte et j’ai lu tous les livres de la bibliothèque traitant du sujet. Puis j’ai fait acheter par mes parents de nombreux ouvrages.

Quand j’étais en fin de secondaire, en 2003, il y avait une association en Belgique qui venait d’être fondée et qui donnait des cours de langue égyptienne le mercredi soir. J’ai demandé à mon père de me conduire à ces cours.

 

Ensuite, j’ai rencontré Claude Obsomer qui m’a conseillé de faire de la philologie. Mais comme j’ai toujours souhaité faire de l’archéologie, j’ai fait de l’archéologie. Et j’ai fait un deuxième master en philologie pour compléter ma formation car la formation d’un égyptologue doit associer archéologie et philologie.

 

 

2. Quel est votre parcours ?

J’ai fait un bachelier en archéologie-histoire de l’art à l’université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) avec Nadine Cherpion comme professeure et une mineure en langues et littératures orientales.

Après mon master en archéologie-histoire de l’art avec comme sujet « Les quatre enfants d’Horus », j’ai fait une formation en langues et littératures orientales où j’ai travaillé sur des scènes de la salle hypostyle de Karnak.

Après avoir dispensé des cours pendant un an ou deux dans une association, j’ai commencé une thèse sur les scènes liées à l’idéologie royale au Nouvel Empire. Je me suis un peu perdu et suis revenu aux enfants d’Horus.

 

J’ai participé à une mission de fouilles au Ramesseum pendant deux ans, au moment de la découverte de la tombe de Karomama. J’ai commencé à travailler comme collaborateur scientifique au Musée royal de Mariemont avec Marie-Cécile Bruwier. Celle-ci m’a proposé de partir à Alexandrie où nous avons fouillé pendant quelques années. Puis un poste s’est ouvert à l’UCL en raison du départ à la retraite de Marie-Cécile Bruwier et j’ai postulé. J’ai obtenu le cours d’archéologie-histoire de l’art. J’assure ce cours depuis deux ans.

 

 

3. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

Je suis très attaché à l’iconographie funéraire. Par conséquent, l’étude des quatre Enfants d’Horus est très présente dans mes recherches.

Je m’intéresse également aux collections muséales. En travaillant au musée de Mariemont, je me suis occupé de la publication du musée de la faculté de lettres de l’université d’Alexandrie qui est fermée depuis la Révolution. Toute la collection est inédite. Cette publication doit paraître en mars 2020.

J’ai aussi beaucoup d’intérêt pour la technique du dessin égyptien et la manière dont l’Egyptien représente en dessin son mode de pensée.

Publié le 00/00/0




BY ANKAA
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