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Conférenciers
BAZIN Laure
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Publié le 27/06/2011
BICKEL Suzanne
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Publié le 16/08/2016
BONNET Charles

Charles Bonnet est arrivé au Soudan par romantisme. Il a fouillé en Egypte après son diplôme de sciences orientales mais le Soudan lui semblait une aventure digne du XIXè siècle. De nombreuses fouilles de sauvetage étaient menées dans ce secteur et il a profité de cette opportunité. Ainsi, depuis 40 ans, il fouille le site de Kerma. Néanmoins, l’essentiel de son métier d’archéologue a été effectué en Europe où il a participé, notamment, à la fouille archéologique de 40 églises comme celle de la cathédrale de Genève. Il a collaboré ou collabore encore aux fouilles de Barcelone, Tournai (Belgique), Aoste (Italie), Turin, le Puy en Velay, Cluny et Arles.

 

 

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

En fait, je suis un curieux égyptologue puisque je suis plus archéologue qu’égyptologue. J’ai mis ma spécialisation d’archéologue, avec ses méthodes, au service de l’égyptologie. Il y a quelques décennies, celle-ci était plus le fait de philologues ou de professeurs d’université qui demandaient à un architecte de faire un trou le mieux possible. Maintenant, nous avons le sentiment que faire un trou en archéologie demande une préparation et c’est devenu une spécialisation. Je ne suis égyptologue que partiellement même si j’ai travaillé à Karnak, à Sérabit el-Khadim dans les mines de turquoise et maintenant à Péluse, cité concurrente d’Alexandrie. Aujourd’hui, nous avons des équipes formées avec un égyptologue qui s’occupe de la langue, un égyptologue qui s’occupe de l’architecture, un égyptologue qui s’occupe des céramiques… C’est donc un métier qui s’est beaucoup complexifié et la notion même d’égyptologue est devenue beaucoup plus compliquée.

 


Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?


Je suis à l’origine vigneron. Cela semble bizarre de le dire comme cela mais mon métier de vigneron m’a appris à voir le terrain. Ainsi, j’essaie de comprendre les vestiges laissés par les hommes au travers du terrain, au travers de ce que nous donne le terrain. Mon parcours c’est d’abord cela. Ensuite, j’ai préparé un diplôme de sciences orientales à l’université de Genève ; j’ai fait un doctorat à l’université de Lyon et je n’ai cessé de me spécialiser dans différents domaines. Je suis aujourd’hui membre de très nombreuses sociétés savantes et surtout membre de l’Institut de France et de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres. J’ai été archéologue cantonal à Genève, ayant la responsabilité de tout le patrimoine de Genève. J’ai été professeur à l’université de Genève. Donc, au travers du terrain, j’ai touché différents éléments de l’enseignement, de la connaissance en général et cela m’a été très utile.

 


Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?


Je continue des fouilles au Soudan, à Kerma, qui me permettent de comprendre une des portes de l’Egypte. Je fouille une zone où il y a eu un royaume indépendant de l’Egypte qui s’est développé durant l’Ancien Empire et le Moyen Empire puis qui, durant le Nouvel Empire, a été colonisé par les grands pharaons égyptiens de la XVIIIè dynastie. Ce qui me passionne aussi c’est qu’à Péluse, de l’autre côté, c’est une autre porte de l’Egypte. J’ai l’occasion de collaborer avec nos collègues égyptiens qui m’ont demandé de venir travailler dans cette région et, là aussi, nous découvrons des vestiges du Moyen Empire et du Nouvel Empire qui nous montrent un autre accès mais depuis l’Orient, le long de la Méditerranée, jusqu’à l’Egypte. Pour moi, c’est très complémentaire et cela m’aide beaucoup.

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Publié le 13/11/2010
BRUWIER Marie-Cécile
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Publié le 17/06/2016
CANNUYER Christian
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Publié le 00/00/0
CHAPPAZ Jean-Luc
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Publié le 16/08/2016
CHARRON Alain

Le 29 novembre 2014, nous avons accueilli M. Alain Charron, docteur en égyptologie et conservateur du musée de l'Arles antique.

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Elle est venue par amour de l’histoire qui, lui-même, est venu d’une fascination que j’ai eu à l’âge de sept ans. C’est l’année où est sortie la bande dessinée « Astérix aux Jeux Olympiques ». En même temps, mes parents ont reçu une carte postale d’amis qui étaient partis en Grèce. Il s’agissait d’une image du Parthénon. D’un seul coup, cela a fait tilt : les histoires des bandes dessinées prenaient forme et cela m’a totalement fasciné. J’ai alors commencé à dévorer tous les livres sur l’histoire et l’Egypte m’a immédiatement attiré. En fait, c’est à cause de la Grèce qu’est née ma vocation pour l’égyptologie.

 

Quel est votre parcours ?

 

J’ai fait l’Ecole du Louvre et la Sorbonne en même temps ; l’Ecole du Louvre pour la muséologie, ayant décidé d’être conservateur dès l’âge de treize ans, et la Sorbonne jusqu’en maîtrise. Après, je suis passé à Paris III car je voulais faire ma thèse avec Jean Yoyotte étant le seul, à l’époque, qui s’intéressait vraiment aux animaux. Comme Jean Yoyotte ne pouvait pas diriger de thèse, je me suis inscrit avec le professeur Cohen à Paris III. Ensuite, je suis passé à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes avec Christiane Zivie.

Entretemps, j’ai passé le concours de l’Ecole du Patrimoine pour devenir conservateur.

Depuis le 1er janvier 1990, je suis conservateur au musée d’Arles antique.

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

En tant que conservateur, j’ai peu de temps. Par conséquent, l’égyptologie est presque un hobby. C’est vraiment le plaisir de continuer mais je ne peux pas m’étendre sur de nombreuses recherches ayant, déjà, du mal à travailler sur le sujet des animaux. A partir de là, je travaille sur les collections du Muséum de Lyon surtout depuis les possibilités données par un programme CNRS avec Stéphanie Porcier. J’ai effectué de nombreuses recherches dans les domaines liés aux animaux me permettant de publier un ou deux articles spécialisés par an. Il y a aussi le travail sur Abou Rawash où Dominique Farout et Michel Baud m’avaient demandé de participer à l’équipe quand ils sont tombés sur des « bestioles ». Par ailleurs, il ne faut pas oublier quelques expéditions et un travail sur l’époque gréco-romaine.

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Publié le 22/08/2014
COLLOMBERT Philippe
  • Philippe Collombert est professeur à l'Université de Genève.
  • 1991 : Diplôme de muséologie de l’École du Louvre.
  • 1994 : Diplôme de l'École pratique des hautes études, Ve section, sujet : « Hout-sekhem et le septième nome de Haute-Égypte, recherches de géographie religieuse », sous la direction des professeurs Jean Yoyotte et Christiane Zivie.
  • 2000 : Doctorat de 3e cycle à l'École pratique des hautes études, IVe section, sujet : « Du Néo-égyptien au Démotique. Procédés grammaticaux pour l’expression des relations temporelles », sous la direction du professeur Pascal Vernus.
  • 2000-2003 : Membre scientifique de l’Institut français d'archéologie orientale du Caire.
  • 2008 : est nommé professeur d'égyptologie à l'Université de Genève.

Il participe à de nombreuses missions archéologiques au sein de l’IFAO, dont il a été membre scientifique de 2000 à 2003.

 

Il a particulièrement étudié des papyri retrouvés dans le Fayoum sur le chantier de Tebtynis dirigé par Claudio Gallazzi.

 

Avec l'équipe de la mission archéologique française de Saqqarah d'Audran Labrousse sur les fouilles des pyramides de reines de l’époque de Pépi Ier, il a dirigé, de février à avril 2005, le dégagement du tombeau de Rêhérychefnakht sous sa pyramide à Saqqarah-Sud. En 2007, il a pris la succession d'Audran Labrousse à la direction de la mission.


En 2008, il succède à Michel Valloggia en tant que professeur ordinaire d'égyptologie à l'Université de Genève.


Il a publié plusieurs articles et une monographie sur la paléographie hiératique du mastaba de Mérérouka.

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Publié le 27/11/2011
DELPECH Gilles

 

  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Suite à un voyage effectué en 1983 où j’ai eu la révélation de la beauté des monuments et de la richesse de la civilisation égyptienne. Ce voyage s’est réalisé à la suite d’un souvenir d’enfance. Quand j’étais enfant, à l’âge de quatre, j’avais fait un voyage en Egypte avec mes parents. En 1983, désirant faire un voyage, j’ai eu envie d’y retourner comme sur les traces d’un souvenir d’enfance. J’ai eu l’impression d’avoir gardé en mémoire des éléments qui m’avaient frappé lors de cette première incursion en Egypte et qui ont resurgi lors du voyage de 1983.

 

  1. Quel est votre parcours ?

 

Au retour du voyage en Egypte, j’ai commencé à acheter des livres et à m’intéresser sérieusement à la civilisation égyptienne. En 1985, à Paris, je suis tombé sur la grammaire de Pierre du Bourguet. Cela m’a donné le goût d’approfondir la connaissance de la langue. J’ai alors cherché les opportunités qu’offrait Grenoble dans l’apprentissage des hiéroglyphes. N’ayant rien trouvé, je me suis rapproché du Musée d’Art et d’Histoire de Genève. J’ai découvert qu’il existait une société d’égyptologie à Genève qui donnait des cours de hiéroglyphes. Malheureusement, elle ne délivrait pas de cours par correspondance. Néanmoins, Philippe Germond, qui donnait les cours d’égyptologie, s’est proposé de m’aider dans l’apprentissage de la grammaire par correspondance. Pendant trois ans, il a corrigé mes exercices et a été mon mentor. Ensuite, j’ai continué à faire des traductions de texte et à progresser de manière autodidacte. J’ai fait d’autres voyages en Egypte. J’ai été membre de la société d’égyptologie de Genève où j’allais régulièrement à des conférences. Pendant plus de dix ans, je lui ai été très attaché. Toutes ces activités étaient faites en parallèle de mon travail de comptable. Notamment, en 1999, en collaboration avec Christian Cannuyer, j’ai rédigé un article dans le GM 172 : il s’agit d’une note de traduction à propos du « Dialogue du désespéré avec son ba ».

Ensuite, ne pouvant plus me rendre à la société d’égyptologie de Genève, j’ai appris qu’il existait à Grenoble une association d’égyptologie : l’ADEC qui, à l’époque, s’appelait encore Association pour la Conservation, la Promotion de la Propriété et des Archives des Frères Champollion.

 

  1. Et l’Université Inter-Ages du Dauphiné ?

 

Je suis enseignant à l’UIAD depuis 2008. C’est le fruit du hasard : au moment du montage de la maquette de la chapelle blanche de Sésostris I, Jean-Louis Sahun m’a informé que l’UIAD était à la recherche d’une personne pouvant assurer un niveau d’enseignement suite à un problème de remplacement de professeur. Ayant réalisé un travail préliminaire sur cette chapelle, Jean-Louis Sahun m’a proposé d’en faire bénéficier des élèves. C’est ainsi qu’un niveau supplémentaire a pu être ouvert, complémentaire des cours dispensés par des enseignants de Lyon. Au cours des années suivantes, je suis passé de 1 à 5 niveaux d’épigraphie égyptienne (4 niveaux d’apprentissage et 1 niveau de traduction ou d’étude de texte). Concernant l’avenir, les perspectives sont dépendantes du nombre d’inscrits et, malheureusement, nous constatons une raréfaction du  nombre d’élèves depuis quelque temps. Il faut aussi prendre en considération que l’apprentissage d’une langue demande des efforts et du travail personnel. Toutefois, j’ai un public fidèle. Par ailleurs, j’ai mis en place des cours plus tard dans la journée permettant à des salariés d’y participer.

 

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Publié le 17/02/2012
DUPUY Christian

C’est en se promenant dans le Ouadi Hammamat que sa passion de l’égyptologie est née. En effet, il avait reçu une bourse franco-égyptienne pour étudier les gravures rupestres du désert arabique : ses pas l’ont mené jusqu’au Ouadi Hammamat…

 

Christian Dupuy est chargé de cours à l’Université Tous Ages de Lyon. Il est également formateur de la société ALL-COM et membre du Centre d’Etudes des Mondes Africains (CEMAf)-Paris.

 

Ses thèmes de recherche sont : l’art rupestre du Sahara méridional (Mali et Niger), les métallurgies africaines et la céramique de l’Afrique de l’ouest.

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Publié le 09/09/2012
EINAUDI Silvia
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Publié le 00/00/0
FAIVRE-MARTIN Evelyne

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Quand j’avais huit ans, une de mes sœurs était étudiante dans une école de Beaux-Arts. Elle m’emmenait quand elle allait faire des dessins au musée du Louvre. Elle adorait les salles égyptiennes et surtout le Proche-Orient. Ma vocation est née en voyant le gros sphinx de Tanis qui m’a beaucoup intrigué.

Adolescente, j’étais inscrite à des visites conférences organisées par l’Education Nationale pour les collégiens et lycéens. Ainsi, le mercredi j’allais suivre des visites thématiques. Il y avait une dame que j’avais suivie et trouvée extraordinaire. Elle s’appelle Laurence Tardi. Quand je l’ai connue j’avais dix-sept ans et nous nous côtoyons encore car, maintenant, elle est responsable des enseignants à l’école du Louvre. Elle m’a vraiment donné la passion de l’histoire de l’art.

En  classe de terminale, j’ai fait le choix d’entrer à l’école du Louvre pour entamer des études d’égyptologie. Il se trouve que le frère de ma meilleure amie faisait des études d’archéologie à Paris I pour se spécialiser en précolombien et m’a conseillé l’école du Louvre pour l’égyptologie
car Mme Christiane Desroches-Noblecourt y faisait cours.

  1. Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

J’ai donc entamé des études d’égyptologie à l’école du Louvre et, un peu en décalé, des études d’histoire en assyriologie à Paris I. Pendant longtemps, j’ai fait les deux : égyptologie et assyriologie. J’ai adoré faire du cunéiforme parce que cela m’a ouvert un monde. Sauf que ce fut très mal pris car, à l’époque dans les années 1980, en France, on ne comprenait pas.

Comme je voulais travailler en musée, je n’ai pas finalisé de thèse et j’ai passé des concours. Malheureusement, j’ai échoué le concours de conservateur. J’ai passé, sans le vouloir, le concours de conférencier car j’avais besoin de travailler. A cette époque, j’exerçais au service des fouilles de la ville de Paris, notamment sur les fouilles de la cour carrée du Louvre. J’ai appris qu’il
existait un concours de conférencier qui, à l’époque, était national. Je l’ai tenté et je l’ai réussi en étant major de la promotion.

Très tôt, j’ai enseigné à l’école du Louvre ; dès ma quatrième année d’étude, je dispensais des cours dans le cadre du tronc commun. J’ai adoré cela. Et, en 1989, j’ai commencé à enseigner dans le cours de spécialisation. En même temps, j’étais conférencière référent en égyptologie et en archéologie ; et je donnais des cours à l’institut Khéops.

Pendant toutes ces années, j’ai beaucoup travaillé pour arriver à un certain niveau.

 

Quelle est votre activité actuelle ?

    Maintenant, je suis manager des conférenciers. Je réfléchis à des thématiques par rapport au programme de l’Education Nationale et aux changements du musée. Et je recrute des conférenciers.

Ce qui m’intéressait était de travailler avec tout public. Mes vingt ans d’expérience m’ont permis de réaliser cet objectif. Notamment, j’ai animé des ateliers avec des personnes atteintes de handicaps légers et lourds, notamment avec des aveugles en leur faisant toucher des objets ; j’ai fait le premier livre sur les hiéroglyphes pour aveugles, en braille, qui a été traduit en arabe. J’ai
présenté l’Egypte à des enfants de maternelle comme à des étudiants ou des associations. J’ai aussi beaucoup travaillé pour le champ social (alphabétisation, SDF…).

Mon objectif est d’être un intermédiaire entre la recherche et le grand public.

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Publié le 09/09/2012
FISSOLO Jean-Luc

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Très curieusement, je ne suis pas tombé dedans quand j’étais petit. C’est un voyage en Egypte qui a déclenché ma vocation alors que je me destinais à être médecin. Ce voyage a été un choc. Néanmoins, quand je suis revenu en France, j’ai commencé mes études de médecine en me disant que l’égyptologie pouvait se pratiquer comme un hobby. J’ai donc commencé mes études de médecine tout en apprenant les hiéroglyphes. Evidemment, cela s’est mal passé ; du moins pour la médecine. Au bout d’un an, j’ai donc fait un choix : je me suis réorienté et débuté des études d’égyptologie.

 

  1. Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

Je suis passé par l’Ecole du Louvre puis, conseillé, j’ai poursuivi à la Sorbonne. Ensuite, je suis parti un an à Karnak comme boursier du Centre Franco-Egyptien d’Etude des Temples de Karnak. A mon retour, Claude Traunecker venait d’obtenir la chaire d’égyptologie à l’université de Strasbourg. Je l’ai suivi pour préparer un DEA et une thèse de doctorat. Puis, je suis rentré à Paris. Aujourd’hui, je suis toujours lié administrativement à Strasbourg tout en travaillant bénévolement à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Je donne aussi des cours à l’Institut Khéops. Je suis également accompagnateur en Egypte à l’agence de voyages culturels Clio.

 

  1. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Je pars dans différentes directions.  Tout d’abord, je m’intéresse à l’astronomie. C’est le sujet de ma thèse. Mes intérêts se portent également, comme Claude Traunecker, sur Djémê. Je travaille aussi sur la nature des dieux.

 

  1. Comment vous est venue l’idée de travailler sur le sujet du séminaire à savoir « Les mystères d’Osiris au mois de Khoïak » ?

 

J’avais fait un cours à l’Institut Khéops sur les fêtes. J’avais notamment abordé celles de Sokar à Médinet Habou. Par ailleurs, en travaillant sur les fêtes, les lectures nous amènent forcément  à celles du mois de Khoïak et, donc, à traiter des mystères d’Osiris. L’année suivante, quand il a fallu trouver un thème de cours, j’ai proposé à mes élèves d’approfondir les mystères d’Osiris.

 

 

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Publié le 31/10/2012
FRERE Mathilde

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Cela risque d’être décevant mais je ne sais pas. J’ai dû regarder un reportage quand j’avais six ou sept ans avec de beaux trésors. Ce dont je me rappelle est qu’à l’âge de huit ans, j’ai voulu aller voir la collection égyptienne du musée du Louvre. A cet âge-là, je savais déjà que je voulais faire de l’égyptologie et j’ai embêté mes parents pour aller voir la collection. Ensuite, je n’ai jamais lâché cette passion. Advienne que pourra pour l’avenir : il faut avancer et aller au bout de ses rêves.

 

Quel est votre parcours ?

 

J’ai passé un baccalauréat littéraire. A cette époque, j’allais déjà aux conférences de l’ADEC et poser des questions aux conférenciers pour choisir la meilleure filière pour devenir égyptologue. Après le baccalauréat, je me suis renseignée pour les filières post-bac en archéologie. Au début, je voulais aller à Paris mais, en regardant les programmes, j’ai opté pour Montpellier. J’ai suivi, ensuite, licence d’archéologie, master d’archéologie et, maintenant, je suis en deuxième année de thèse.

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Forcément, les vizirs à la XVIIIe dynastie puisque c’est mon sujet de thèse. Normalement, il me reste une année de thèse mais je pense être dans l’obligation de demander une année supplémentaire. De toute façon, c’est quatre ans maximum. En même temps, je donne des cours d’informatique à l’université et j’ai eu une bourse pour aller poursuivre mes recherches pendant un mois à l’IFAO.

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Publié le 21/07/2015
GABER Hanane

Grâce au soutien de l'Union Européenne, Hanane Gaber conduit, depuis 2009, un projet de recherche à Abydos portant sur l'étude et la publication des chapelles de Sokar, de Nefertoum et de leur salle hypostyle dans le temple de Séthi I, en collaboration avec le séminaire de l'égyptologie de l'université de Cologne et de l'institut allemand d'archéologie au Caire.

 


  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Je pensais que ma vocation était de devenir guide. Jusqu’au jour où j’ai travaillé à la bibliothèque de l’Institut Français d’Archéologie Orientale. Je me suis sentie frustrée car je n’avais pas suffisamment de temps pour lire tous ces livres, ayant seulement deux minutes pour encoder chaque ouvrage, et je me suis passionnée pour l’égyptologie. J’ai pris alors conscience que je souhaiterais vraiment avoir du temps pour lire ces livres. J’en ai parlé à quelques personnes et j’ai rencontré Claude Traunecker avec qui j’allais faire mes études.

 


  1. Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

J’ai entamé l’équivalence d’une maîtrise suivie d’un DEA et d’une thèse à l’université de Strasbourg avec Claude Traunecker. A la fin de ma thèse, j’ai eu une bourse ERASMUS en Allemagne pour la terminer. Ensuite, j’ai eu une autre bourse (Clemens Heller) dont le but était de me permettre de travailler sur un chapitre de ma thèse concernant la prosopographie et de faire des recherches sur le thème de la pluie. Après, j’ai postulé pour une bourse de l’Union Européenne (que j’ai obtenue) afin de travailler sur le temple d’Abydos : cette bourse me permet d’être chercheur associé à l’université de Cologne. J’ai aussi occupé un poste au musée du Caire pendant deux ans : j’étais chef de l’enregistrement des collections.

 

  1. Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?

 

Je m’intéresse beaucoup au temple de Séthi I à Abydos. J’essaie de trouver des financements pour pouvoir traiter le reste des compartiments de l’aile sud. Et j’espère obtenir un poste de chercheur.

 

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Publié le 09/09/2012
GABOLDE Luc

Luc Gabolde est égyptologue, chargé de recherche au CNRS depuis 1993.

  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Nous avions sept ans, avec mon frère, quand notre père nous a emmenés voir le film « Les dix commandements » de Cecil B. DeMille. Nous avons été fascinés : non pas par les Hébreux mais par les Egyptiens. Dès que nous sommes rentrés à la maison, nous nous sommes plongés dans L’Egypte de Samivel, seul livre relatif à l’Egypte que possédaient nos parents. En binôme et en émulation réciproque, nous nous sommes intéressés à cette civilisation.

A neuf ans, nos parents nous ont offerts le livre de Christiane Desroches-Noblecourt : Vie et mort d’un pharaon. Nous l’avons dévoré.

  1. Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

J’ai commencé à l’Ecole du Louvre et à la Sorbonne en même temps, jusqu’en licence. Notamment, j’ai eu Paul Barguet comme professeur. Puis, j’ai continué en maîtrise à Lyon II avec M. Goyon. J’ai obtenu, en DEA, une bourse franco-égyptienne me permettant de travailler à Karnak sur les blocs de Thoutmosis II et d’Hatchepsout.
Pendant deux ans, j’ai travaillé sur du matériel inédit. J’ai poursuivi en thèse dont le sujet était : « Le règne de Thoutmosis II et celui de ses successeurs immédiats jusqu’à la fin de la régence d’Hatchepsout ».

J’ai été secrétaire de Mme Posener puis pensionnaire de l’IFAO pendant quatre ans (1989-1993).

En 1993, j’ai intégré le CNRS.        

 

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

    Mes recherches tournent autour de quatre axes principaux :

- Thoutmosis II

- L’atlas des obélisques de Karnak

- Les monuments d’Amenhotep I à Karnak

- Sésostris I et l’origine du temple de Karnak (avec un peu d’astronomie au passage)

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Publié le 09/09/2012
GABOLDE Marc
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Publié le 00/00/0
GASSE Annie

Annie Gasse est directrice de recherche au CNRS depuis 2009. Elle participe à l'étude des livres funéraires du Museo Gregoriano Egizio ainsi qu'à l'établissement d'une base données consacrée aux ostraca littéraires.

 

  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Réponse, très originale, bêtement, en 6ème. J’ai eu un coup de foudre pour l’écriture. C’est cela qui m’a toujours attiré.

  1. Quel est votre parcours ?

 

J’ai fait une licence d’histoire et d’histoire de l’art à Paris IV. Puis, une maîtrise et une thèse de IIIe cycle ainsi que d’Etat. Celle-ci portait sur des papyrus administratifs en hiératique anormal et a été rédigée sous la direction de M. Goyon. J’ai été correctrice d’une maison d’édition dont l’emploi du temps me permettait de concilier cette activité professionnelle avec l’égyptologie. J’ai été membre scientifique de l’IFAO pendant quatre ans. Enfin, j’ai réussi à entrer au CNRS.

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

En ce moment, je nage beaucoup en compagnie des scorpions et des crocodiles parce que j’étudie des documents magiques. Je m’intéresse aussi aux textes funéraires, notamment ceux inscrits sur bandelettes. Je m’occupe, également, de la publication des ostraca littéraires de l’IFAO ainsi que leur mise en ligne via une base de données.

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Publié le 06/09/2013
GAY Véronique

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Je ne sais pas. J’ai des souvenirs où, petite, j’achetais des livres  où l’on pouvait découper des images et les coller. Je me souviens de mon premier livre d’égyptologie qui m’a été offert. C’était sur la construction des pyramides. Mais je ne sais pas comment est née cette passion.

 

Quel est votre parcours ? Quel est votre cursus ?

 

J’ai fait des études d’histoire de l’art et d’archéologie à l’université Lyon II, avec un cursus général jusqu’en licence. En maîtrise, j’ai bifurqué vers l’égyptologie. Au départ, je voulais travailler sur l’architecture et M. Goyon m’a proposé un sujet sur le vocabulaire architectural. Ainsi, ce fut le centre de mes recherches jusqu’à mon doctorat dont le sujet était « le vocabulaire architectural des temples égyptiens ». Finalement, je n’ai pas pu traiter la totalité le sujet étant beaucoup trop vaste. J’ai seulement étudié la question des abords des temples non seulement au niveau terminologique mais aussi concernant l’évolution de la terminologie en liaison avec l’évolution dévolue à ces espaces au niveau de la liturgie.

 

  1. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Je travaille au musée des Beaux-arts de Lyon depuis 1995. Par conséquent, je concentre essentiellement mes recherches en rapport avec le musée. Par exemple, j’étudie les objets égyptiens par rapport aux collections : comptage, provenance…

 

  1. Comment est venue l’idée de l’exposition sur Emile Guimet ?

 

L’idée est venue dans l’esprit du conservateur du musée qui, en étudiant les collections et par rapport à la mission de récolement, s’est aperçu que, dans les collections du musée, de nombreux objets provenaient du musée Guimet de Lyon. Au départ, l’idée était de monter une petite exposition dossier sur Guimet et sa collection d’antiquités égyptiennes. Et, nous nous sommes rendu compte que nous pouvions aller au-delà d’une simple exposition dossier. Nous avons alors commencé à faire des recherches, à dépouiller des archives. Et, nous avons pris conscience de l’ampleur du sujet. Toute une partie de la vie de Guimet est ignorée comme ses rapports avec l’égyptologie française de l’époque et avec l’Egypte. Nous avons réussi à pister sa façon de procéder par rapport aux objets qu’il acquérait. C’est un homme novateur pour son époque, notamment concernant la diffusion du savoir et de la connaissance à un public le plus large possible. L’exposition est donc née au fur et à mesure des recherches. De plus, Guimet a beaucoup écrit ce qui, pour nous, est une chance. Cela permet de mieux connaître le personnage et de creuser certaines pistes.

Pour ma part, j’ai apporté mon regard d’égyptologue sur plusieurs questions.  J’ai donc collaboré avec le commissaire de l’exposition.

Cette exposition est le fruit d’un partage d’idées.

 

 

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Publié le 17/03/2012
GOURDON Yannis
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Publié le 16/08/2016
GOYON Jean-Claude

Né en 1937 à Mâcon, Jean-Claude Goyon, docteur ès-lettres, est ancien pensionnaire de l'Institut Français d'Archéologie Orientale du Caire (IFAO). Maître de recherche au CNRS et professeur d'Egyptologie et d'Histoire ancienne de l'Université Louis Lumière - Lyon II de 1981 à 2000.

 

Il a assuré la direction scientifique du Centre franco-égyptien d'étude des temples de Karnak (CFEETK).

 

Membre correspondant de l'Institut archéologique allemand, vice-président de l'Association pour la sauvegarde du Ramesseum et président de l'Association Dauphinoise d'Egyptologie Champollion, Jean-Claude Goyon est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'étude des textes et de la pensée religieuse des anciens égyptiens (collections de l'IFAO, de la Brown University de Providence et du MET de New-York).

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Publié le 17/09/2011
GRANDET Pierre
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Publié le 16/08/2016
GUILHOU Nadine
  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Contrairement à la plupart de mes collègues, je n'ai pas eu de vocation de l'égyptologie ! Après mon bac, je suis rentrée en hypokhâgne avec l'intention de mener en parallèle des études de Lettres Modernes à l'université. Mais voilà : c'était juste après 68, et j'ai découvert qu'il y avait à la fac un enseignement d'Histoire de l'art. J'ai donc abandonné l'hypokhâgne et j'ai commencé à suivre, en même temps que mes études de Lettres Modernes, des études d'Histoire de l'art et archéologie. J'ai commencé par l'art contemporain, qui était ce qui m'intéressait le plus. J'ai continué avec la Préhistoire, qui m'a fascinée, et suivi un cours de sculpture romane. Sur ces entrefaites s'est créée la chaire d'égyptologie à Montpellier. Je suis allée à la réunion d'information, et là, Monsieur Daumas disait : « Non seulement il faut avoir fait de l'anglais, de l'allemand, du grec et du latin, mais il est souhaitable de connaître l'arabe, l'hébreu et le berbère ». Je me suis dit, ma fille, ça n'est pas pour toi. J'avais bien fait anglais et latin, mais pas le reste ! Je me suis quand même inscrite l'année suivante à l'UV de civilisation, tout en commençant à suivre les cours de grec (que j'avais obstinément refusé de suivre au lycée !). Et là, M. Daumas nous dictait et nous commentait les traductions du temple de Dendara. C'était très frustrant, car il s'adressait sans cesse aux autres, qui suivaient les cours de langue depuis l'année précédente, en leur précisant de quel mot égyptien il s'agissait, etc. (ce que je fais moi-même maintenant, bien sûr !). L'année suivante, je me suis inscrite au cours d'épigraphie et j'ai commencé l'allemand, indispensable également pour l'histoire de l'art et archéologie de la Grèce et du Proche-Orient. Je me suis dit : tant pis pour l'hébreu, l'arabe et le berbère !

Et après, bien sûr, je suis tombée dedans. Pendant deux ans, l'enseignement se bornait à la grammaire (Gardiner,  à l'époque) et à de la langue classique. Et en 3e année, j'ai déboulé dans le cours commun, avec tout à la fois : hiératique, ptolémaïque et copte !  Ce n'était pas évident.

Entre temps, j'avais terminé une maîtrise de Lettres Modernes et une maîtrise d'Histoire de l'art, qui s'appelait alors « Maîtrise spécialisée d'Histoire régionale ». J'avais à cette occasion étudié la collection de céramique géométrique grecque du Musée de Nîmes. Alors, quand j'ai voulu faire une maîtrise d'égyptologie, M. Daumas m'a dit : « C'est idiot. Vous en avez déjà deux. Inscrivez-vous plutôt en doctorat de IIIe cycle ». En fait, à ce stade, j'ai hésité entre la céramique grecque, et en particulier la période géométrique, et l'égyptologie. Ce qui m'a décidée, c'est que je partais pour deux ans en Algérie avec mon mari qui faisait son service national dans la coopération, et qu'il était plus simple de partir avec une grammaire et un dictionnaire sous le bras que de travailler sur un sujet qui nécessitait une véritable bibliothèque. J'avais choisi, parmi les sujets proposés par M. Daumas, le Livre de la Vache céleste, dont il n'existait alors que de vieilles traductions, la plupart du temps incomplètes. Je notais tout ce qui demandait une étude plus approfondie et des références et aux vacances scolaires, j'allais passer une semaine à la bibliothèque. J'avais aussi, à la fac, ma sœur, que j'avais entraînée dans l'aventure, et qui pouvait
vérifier des références.

Donc, comme vous voyez, je suis venue à l'égyptologie par un concours de circonstances.

 

Quel est votre parcours ?

 

J'ai déjà répondu, en fait. Mon parcours est, avec un décalage d'un an, études de Lettres Modernes, d'Histoire de l'art et d'archéologie, puis Egyptologie. Du point de vue professionnel, j'ai commencé comme chargée de cours à l'Université Paul-Valéry, sur un poste vacant de Nicolas Grimal. Je me suis beaucoup investie dans toutes les associations égyptologiques locales, qui se montaient peu à peu. Après plusieurs années d'emploi en CDD à la bibliothèque d'égyptologie (où nous avons, en particulier, Marguerite Morfin et moi-même, rentré et inventorié le fonds Daumas), j'ai été titularisée sur concours sur un poste d'ingénieur d'études. J'ai participé aux projets d'équipe successifs : catalogue des valeurs phonétiques des signes ptolémaïques, projet autour de l'Univers végétal, dirigé par Sydney Aufrère. Maintenant, comme tous mes collègues de Montpellier, je travaille davantage en solitaire, même si je participe au projet de Bernard Mathieu sur l'univers des Textes des Pyramides.     

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Je m'intéresse essentiellement, et depuis le début, aux textes religieux et funéraires : Textes des Pyramides, des Sarcophages, Livre des Morts, sarcophages des XXIe et XXIIe dynasties, et astronomie égyptienne. Bien sûr, comme j'ai fait mes études à Montpellier avec François Daumas comme professeur, je continue à m'intéresser aux textes et à l'écriture de l'époque ptolémaïque et romaine, qui peuvent souvent apporter un éclairage sur des documents plus anciens.

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Publié le 31/08/2013
HONEGGER Matthieu

Né à Genève le 25 février 1965.

 

Depuis 2002, il est directeur de la mission archéologique suisse à Kerma (Soudan).

Depuis 2007, il est professeur ordinaire en archéologie préhistorique à l'université de Neuchâtel.

 

Il a organisé plusieurs colloques internationaux sur le Néolithique (Neuchâtel, 2005), les pointes de projectiles préhistoriques (Lisbonne, 2006), le site de La Tène (Neuchâtel, 2007), l’armement et l’image du guerrier en préhistoire (Sens, 2009), les sites littoraux du Néolithique à la protohistoire (Neuchâtel, 2010).

 

Il a dirigé la 13e Conférence internationale de la Société des études nubiennes (Neuchâtel, 2014).

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Publié le 21/07/2015
JOLITON Virginie

Virginie Joliton est doctorante à l’université de Lausanne. Son sujet de thèse est « Etude iconographique des représentations de la reine dans les temples de l’Egypte ptolémaïque » (dir. A. Bielman Sánchez et G. Lenzo)

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Classiquement, quand j’étais enfant. J’étais surtout intéressée par la mythologie. J’avais vu le film « Le choc des Titans » qui m’a fait découvrir la mythologie grecque dont je me suis passionnée. Cela m’a ouvert vers la mythologie égyptienne, nordique, romaine. C’est par le biais de la mythologie que j’ai découvert l’Egypte. J’ai continué, par la suite, à m’intéresser à l’histoire antique. J’ai entamé un parcours universitaire scientifique mettant un peu de côté cette passion. Une fois achevé ce parcours, j’ai décidé de revenir à mes premiers amours. C’est la rencontre avec M. Grenier qui m’a fait choisir l’égyptologie.
A l’origine, je suis plutôt passionnée par l’histoire grecque, surtout la période classique et celle d’Alexandre. Je suis fascinée par le personnage d’Alexandre le Grand. C’est vraiment la rencontre avec M. Grenier qui m’a fait découvrir cette période de l’Egypte lagide qui est, pour moi, l’idéal car je peux aborder le monde hellénique et le monde égyptien en même temps. C’est ainsi que j’ai découvert l’Egypte ; par la mythologie et l’histoire du monde méditerranéen.

Grâce ou à cause de M. Grenier*, je suis arrivée à l’égyptologie mais en m’intéressant à cette période tardive qu’est l’Egypte lagide ce qui fait que je suis un peu à part dans le monde de l’égyptologie qui s’intéresse davantage à la période dynastique.

 

Après un parcours scientifique, vous avez entamé un parcours littéraire notamment en raison de votre rencontre avec M. Grenier. Comment s’est effectuée cette rencontre ?

    En effet, j’ai entamé des études scientifiques : médecine et, ensuite, paramédicale. Quand j’ai eu mon diplôme, j’ai commencé à travailler. Mais l’amour de l’archéologie et de l’histoire antique me poursuivaient. Etant orthophoniste, j’avais la possibilité d’être à temps partiel. Par conséquent, j’ai repris des cours à l’université : je devais m’inscrire en histoire et, dans le secrétariat d’histoire de l’art-archéologie, je croise M. Grenier. J’engage une discussion avec ce dernier sur la possibilité d’entamer un double cursus. Il m’a suggéré de commencer un cursus en histoire de l’art-archéologie en parallèle de mon travail. Comme j’étais très intéressée, quand je suis arrivée en Master j’ai décidé d’arrêter de travailler et de me consacrer à mes études d’égyptologie. J’ai donc poursuivi en thèse mais, de Montpellier, j’ai bifurqué sur la Suisse pour rejoindre l’équipe pluridisciplinaire de Lausanne. En ce moment, j’achève ma thèse dans le cadre de ce projet centré sur les reines lagides.

 

  1. Vous participez au projet de l’équipe pluridisciplinaire de l’université de Lausanne qui s’intitule « Rôle et statut des reines lagides de Cléopâtre I à Bérénice IV d’après les sources grecques et égyptiennes ». Pensez-vous, à l’issue de votre thèse, poursuivre votre travail de recherche dans le cadre de ce projet ?

 

C’est la question car ce projet s’arrête en 2014 ; plus ou moins à l’époque où je dois soutenir ma thèse. Mon objectif est, bien évidemment, de pouvoir rester dans cette équipe. Après, les débouchés en Suisse sont exactement identiques à ceux de la France. J’espère faire une thèse qui permette une publication, continuer à rédiger des articles, collaborer à l’ouvrage qui sera publié à la fin du projet de l’université de Lausanne.

Concernant d’autres pistes, il faut pouvoir rebondir sur les axes de recherche des différentes universités. L’idéal serait d’obtenir un poste universitaire en égyptologie ou en histoire ancienne.

 

* M. Grenier est ancien professeur d’égyptologie à l’Université Paul Valéry - Montpellier III

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Publié le 09/09/2012
JURET Michèle

1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

J’ai toujours été intéressée par l’égyptologie, dès la 6e comme la plupart d’entre nous. Mais, au départ, je n’ai pas fait d’études d’égyptologie. Un jour, j’ai dit à une amie de la famille, Josèphe Jacquiot, que je venais de m’inscrire à l’École du Louvre mais en qualité d’auditrice. Elle me répond qu’il faut m’inscrire en tant qu’élève. Je lui affirme que c’est impossible car, à l’époque, j’avais déjà cinquante ans. Devant son insistance, j’ai fini par m’inscrire en tant qu’élève.

 

2. Quel est votre parcours ?

À l’École du Louvre, j’ai opté pour la spécialité « égyptologie » sachant que le cousin de Josèphe Jacquiot était l’égyptologue Étienne Drioton et que, de plus, j’aimais l’égyptologie. J’ai fait un mémoire de 3e cycle en égyptologie sur « l’iconographie de l’entité-ba au Nouvel Empire » supervisé par Jocelyne Berlandini-Keller.

Entre-temps, en 1993, Josèphe Jacquiot a créé son musée et m’a mis « le pied à l’étrier » pour que je m’occupe de celui-ci.

En 1995, elle est décédée : j’étais conservatrice adjointe.

En 1997, la mairie m’a nommé conservatrice à titre bénévole. Cette même année, j’ai récupéré les archives Drioton dans les greniers. J’ai passé une dizaine d’années à les trier. Et, j’ai trouvé ces archives tellement passionnantes et le personnage d’Étienne Drioton tellement extraordinaire que j’ai décidé d’écrire sa biographie et de faire des conférences pour le faire connaître. Je suis aidée par le cercle scientifique Étienne Drioton de Nancy.

 

3. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

Je travaille autour d’Étienne Drioton car mon but est de le faire connaître. Je fais aussi des conférences d’égyptologie pour faire vivre le musée de Montgeron.

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Publié le 16/08/2016
LABOURY Dimitri

1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

Mon intérêt pour l’Antiquité existe depuis toujours. A douze ans, j’ai fait un voyage en Egypte en famille. Notre mère avait préparé le voyage en nous racontant, chaque soir, l’histoire de l’Egypte. Ainsi, quand nous avons été en Egypte, Hatshepsout et Ramsès II avaient des résonances en moi. En allant là-bas, j’ai eu l’impression d’un sentiment de « déjà vu ». J’ai alors dit à mes parents : « c’est ça que je veux faire ! ». Mais, j’avais douze ans. De plus, je suis la génération « Indiana Jones » et j’ai grandi avec.

Ainsi, quand j’ai fini le secondaire, j’ai voulu m’inscrire en archéologie pour faire de l’archéologie égyptienne.

A mon premier cours d’histoire de l’art et archéologie de l’Egypte pharaonique, Michel Malaise a fait de la promotion pour les cours de langue égyptienne. Je me suis inscrit et j’ai pu faire les deux cursus. En cinq années, j’ai obtenu deux diplômes équivalant au Master.

J’ai travaillé avec Roland Tefnin. Et, un jour, il m’a interrogé sur mes origines car j’ai un prénom gréco-slave. De plus, mon arrière-grand-mère maternelle était congolaise et son époux était allé jouer à l’aventurier en Afrique dans une fabrique de coton. Et, mon grand-père maternel est artiste peintre et d’autres ancêtres sont historiens. Mon intérêt pour l’art est donc une histoire familiale. Et tout ce brassage devait, donc, donner un égyptologue.

 

2. Quel est votre parcours ?

Je suis plus historien d’art qu’archéologue dans mes fibres, dans ma démarche, dans mon regard et, sans doute, en raison de mon histoire familiale. J’ai eu  beaucoup de chance dans mon parcours.

J’ai une licence en histoire de l’art et archéologie et j’ai suivi des cours d’égyptologie ce qui m’a donné accès à une maîtrise dans les deux domaines. J’ai donc effectué deux mémoires en cinq ans. Ensuite, j’ai postulé au FNRS (Fonds National de la Recherche Scientifique) où nous avons un concours national pour les bourses doctorales que j’ai obtenu. Dans la foulée, j’ai pu faire ma thèse en trois ans et trois mois sur la statuaire de Thoutmosis III. J’ai pu faire le tour du monde pour aller voir les différentes collections. Pendant deux ans, j’ai eu un post-doctorat au FNRS et un poste définitif à la suite.

Depuis deux ans, je suis directeur de recherche.

 

3. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

Mes recherches actuelles concernent le rapport entre l’image et l’art, le rapport entre les peintures thébaines et l’archéologie ainsi que la question de l’artiste à qui nous devons rendre son individualité. D’où, aussi, un intérêt sur la créativité. L’histoire de l’art égyptien est un laboratoire de l’histoire de l’art général. Il faut donc relancer un dialogue entre l’histoire de l’art et l’égyptologie car il a disparu depuis pratiquement un demi-siècle. Il faut promouvoir l’histoire de l’art au sein de l’égyptologie. J’ai testé ce discours auprès de linguistes et de philologues : celui-ci a porté… Notamment, il existe des signatures d’artistes qui peuvent être diverses et variées.

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Publié le 16/08/2016
LABRIQUE Françoise

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

A six ans, dès que j’ai su lire. Ma vocation m’est venue en lisant les contes et légendes égyptiennes, grecques et romaines.

 

 

Quel est votre cursus? Quel est votre parcours ?

 

J’ai commencé par des études de latin et de grec. Puis, à l’université de Bruxelles, j’ai étudié la philologie classique. Ma passion pour la littérature et la mythologie, à laquelle s’ajoutait la vieillesse de mes professeurs, m’a amené à l’égyptologie. J’ai effectué deux cursus en parallèle : en décalage, un mémoire en philologie et un mémoire en égyptologie. Un de mes professeurs, Théodoridès, ne jurait que par les études juridiques. Il ne voulait absolument pas entendre parler de religion alors que moi, ce domaine, m’intéressait particulièrement. Grâce à une bourse, j’ai pu aller étudier pendant un an à Paris me permettant de rattraper mes lacunes en textes religieux. Ensuite, j’ai obtenu une bourse pour continuer mes études en Allemagne : j’ai suivi les cours de ptolémaïque de Philippe Derchain et rédigé une thèse sous sa direction. Mais comme il faut bien gagner sa vie, j’ai trouvé un poste de professeur dans une école qui enseignait sans manuel, dans une grande liberté d’apprentissage et de choix de textes me permettant de faire étudier des textes grecs relatifs à l’Egypte. Pendant les vacances, je retournais en Allemagne pour avoir accès à une bibliothèque. Tout cela a duré treize ans. J’ai présenté ma thèse « Stylistique et Théologie à Edfou : Le rituel de l’offrande de la campagne » qui tente de comprendre comment s’exprime cette offrande en mettant en relation la littérature et la théologie. Ainsi, j’ai élaboré une méthode d’analyse pour présenter les textes sur les parois montrant qu’une partie de la théologie s’exprimait à travers la forme. Cependant, je n’avais aucun espoir d’obtenir un poste à l’université de Bruxelles : j’étais à la fois trop jeune et trop âgée. Comme j’ai obtenu le concours de qualification en France et comme le poste de Pierre Lévêque à Besançon se libérait, j’ai postulé pour ce poste et l’ai obtenu en 1998. Par ailleurs, un de mes étudiants, ayant appris le latin et le grec avec moi puis entrepris des études d’égyptologie à Bruxelles avant de devenir pensionnaire à titre étranger de l’Institut Français d’Archéologie Orientale, m’a demandé de l’aider pour faire une recherche dans le désert. Pendant les vacances, je l’ai accompagné dans les oasis pour faire des relevés. Ensuite, cet étudiant a obtenu un poste de maître de conférence à l’université de Strasbourg et un budget pour diriger des fouilles à Bahariya après avoir découvert un fort romain. Ayant obtenu la possibilité d’entreprendre des fouilles dans ce secteur, une collaboration a été mise en place entre Besançon et Strasbourg puis, maintenant, entre Cologne et Strasbourg depuis que j’ai obtenu un poste d’enseignante en 2005 à l’université de Cologne. Depuis le début des campagnes, je suis l’épigraphiste des chapelles saïtes. Depuis lors, également, Frédéric Colin, professeur à Strasbourg, m’envoie des étudiants à Cologne et, moi, je lui envoie des étudiants de Cologne à Strasbourg. Cette collaboration est fructueuse.

 


Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches?


Mes recherches sont orientées sur l’étude du ptolémaïque. J’ai publié la traduction commentée du propylône de Khonsou à Karnak. Sinon, je fouille à Bahariya et je dirige l’institut à Cologne et dispense des cours dans cette université. J’ai aussi publié « La femme perverse : Analyse du Conte des Deux Frères ».

 


Questions sous forme de portrait chinois.


Si vous étiez un pharaon, lequel aimeriez-vous être?


Je préfère être une reine et pourquoi pas Arsinoé II.

 


Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous?


Tefnout.

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Publié le 16/05/2009
LANCON Daniel
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Publié le 16/08/2016
LE GUILLOUX Patrice
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Publié le 16/08/2016
LEBLANC Christian

Christian Leblanc est docteur d'Etat ès-Lettres et Sciences Humaines (spécialité égyptologie). Il est diplômé de l'Ecole du Louvre. Egyptologue, il est directeur de recherche émérite au CNRS et responsable de la Mission Archéologique Française de Thèbes-Ouest.

 

Outre le Ramsesseum, après avoir exploré la Vallée des Reines pendant une vingtaine d'années, il dirige actuellement les recherches et les travaux de restauration entrepris dans la tombe de Ramsès II.

 

Il est l'auteur de nombreuses publications scientifiques.

 

Il expose, avec plaisir, ses travaux lors de conférences et de cours dispensés en France et à travers le monde.

C'est ainsi que nous avons pu l'écouter le 11 avril 2015 au sujet de "L'administration du Ramesseum sous le règne de Ramsès II. Des fonctionnaires au service d'un temple de millions d'années".

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Publié le 22/08/2014
LECLERE François

François Leclère est directeur de la Mission française des fouilles de Tanis depuis janvier 2014.

 

Avant de prendre ce poste, il a été conservateur-chercheur au British Museum à Londres (2008-2012).

Il a participé ou dirigé de nombreuses fouilles en Egypte : Karnak (temple d'Osiris Coptite et tombeau d'Osiris), Tell el-Herr au Nord-Sinaï, Dendara, Balat (oasis de Dakhla), Ayn Manawir (oasis de Kharga), Saïs et Tell el-Balamoun dans le Delta...

 

C'est un spécialiste de l'archéologie urbaine. Son sujet de thèse était : Les villes de Basse-Egypte au Ier millénaire avant Jésus-Christ. Analyse archéologique et historique de la topographie urbaine.

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Publié le 21/07/2015
LEFEVRE Dominique

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Il est très difficile de répondre à cette question car je n’ai pas de souvenirs précis. Depuis l’adolescence, je me suis intéressé à l’archéologie en général, à toutes les civilisations perdues : Egypte, Grèce, Rome ainsi que les civilisations méso-américaines. La spécificité égyptienne est peut-être venue par certaines lectures.

 

  1. Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

Mon parcours est très chaotique. A l’époque, j’habitais Salon de Provence et m’étais inscrit à la Faculté des Lettres d’Aix en Provence en histoire de l’art et archéologie. J’ai fait une licence d’histoire de l’art et, parallèlement, un deug d’histoire. Suite à cette formation initiale, j’ai fait une formation à Dijon (qui a disparu depuis) de technicien de fouilles archéologiques pendant un an. Ainsi, j’ai travaillé sur de nombreux chantiers. Ensuite, je me suis retrouvé à l’armée et j’ai commencé à étudier les hiéroglyphes par moi-même. A la sortie de l’armée, j’ai atterri à l’Institut Catholique à Paris afin d’apprendre l’égyptien et d’autres langues (akkadien, hittite et ougaritique). Cette formation étant basée uniquement sur la langue, j’ai appris par mes propres moyens l’histoire et l’histoire de l’art. J’ai aussi suivi les cours de François Neveu, Michel Chauveau et Pascal Vernus à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Par le biais d’Yvan Koenig, enseignant à l’époque à l’Institut Catholique et à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, j’ai pu intégrer une structure un peu plus officielle. J’ai alors commencé un diplôme de l’EPHE sous la direction de Pascal Vernus. Mon travail de recherche s’est orienté sur les Papyrus d’El-Hibeh (dossier d’archives inédit en hiératique). J’ai débuté par un travail sur le site, une sorte de synthèse sur l’histoire des fouilles, le matériel etc. Ensuite, j’ai commencé une thèse sur les Papyrus dits d’El-Hibeh. J’ai soutenu ma thèse le 13 septembre 2008. Un poste de post-doctorant m’attendait à Liège à l’issue de cette soutenance dans le cadre du projet « Ramsès » (encodage de textes néo-égyptiens sur une base de données créée par Serge Rosmorduc). Ensuite, j’ai déposé un projet de recherche pour aller à l’Institut Français d’Archéologie Orientale au Caire. En même temps, j’ai appris que le poste de Genève se libérait. J’ai postulé aux deux. Comme j’ai eu la réponse de Genève une semaine avant l’audition  à l’IFAO, j’ai accepté celui-ci. Parallèlement, j’ai donné des cours à l’Ecole du Louvre (dès 2005). J’ai aussi eu l’occasion de donner des cours à l’Institut Khéops, à l’Institut Catholique en remplacement d’Yvan Koenig (pour des cours de néo-égyptien et de hiératique). Actuellement, je donne des cours de hiératique, hormis à Genève, à l’EPHE.

 

  1. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Je me suis spécialisé dans le néo-égyptien et le hiératique. C’est grâce à cette spécialisation que j’ai été pris à Genève. Je travaille toujours sur le dossier des Papyrus d’El-Hibeh d’autant que de nouveaux fragments ont été découverts à Berlin. Par ailleurs, j’ai découvert qu’il existait une collection égyptologique au Musée du Quai Branly dont je dois publier certains éléments inédits. J’ai aussi quelques publications en cours.

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Publié le 24/12/2011
LHOYER Bénédicte

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Au départ, mon intérêt était plus porté vers les Grecs anciens. Puis, je me suis aperçue qu’avant les Grecs, il y avait les Egyptiens. Très tôt, j’ai eu un attrait pour la mythologie, les histoires. J’avais six ans quand j’ai vraiment commencé à faire des matches de mythologie avec un membre de ma famille. En étudiant les Grecs, je me suis aperçue qu’il y avait des références constantes à l’Egypte. J’ai commencé à m’y intéresser et, depuis, cet intérêt ne m’a jamais quitté.

Il y a trois, je me suis rendue compte qu’il y avait eu des précédents familiaux. Mon arrière-arrière-grand-père maternel était un ami de Gaston Maspero. De plus, il semble que l’abbé Barthélémy soit un aïeul. Par ailleurs, ma grand-mère est née en Egypte.

Pourtant, dans l’idéal familial, je devais être médecin. Quand j’ai commencé à dire à ma famille que je voulais faire archéologie et égyptologie, cela s’est mal passé. Maintenant, elle a accepté mon choix, bon gré mal gré.

C’est donc toute une série de précédents et d’événements qui m’ont amené vers l’égyptologie tout en gardant un œil sur l’art grec et l’Antiquité. L’égyptologie a vraiment été une découverte petit à petit, au fur et à mesure.

 

  1. Quel est votre parcours ?

 

Après un bac littéraire, je suis rentrée à l’Ecole du Louvre directement après avoir réussi le concours d’entrée. J’ai fait mes premier et second cycles. J’ai raccroché un moment avec la Sorbonne en prenant une option « droit ». Puis, je suis rentrée en doctorat à l’Ecole du Louvre que j’ai ensuite rattaché à l’université de Montpellier sous la direction de M. Bernard Mathieu.

Par ailleurs, depuis 2007, je suis la secrétaire de l’Association Internationale pour l’Etude du Droit de l’Egypte Ancienne.

En 2010, j’ai été stagiaire épigraphiste et dessinatrice au temple de Karnak sous la direction de Christophe Thiers.

En 2009, j’ai commencé à enseigner à l’Ecole du Louvre. Actuellement, j’y suis professeur de méthodologie générale. J’enseigne à l’Institut Catholique (art égyptien et méthodologie générale 1ère et 2e année) ainsi qu’à la faculté de droit de Sceaux où je prépare les futurs commissaires-priseurs. Je donne aussi des cours à l’université du temps libre à Evry.

Je donne aussi des conférences, notamment au musée du Louvre en tant que médiatrice pour les
enfants et les familles lors de visite dominicale.

     

Comment avez-vous choisi votre sujet de recherche ?

 

C’était lors d’un stage au Centre de Restauration et de Recherche des Musées de France au gré des différentes études et collections que nous avions sous les yeux. Je faisais des recherches à la bibliothèque et en observant, plus attentivement, certaines parois je me suis rendue compte que nous avions toujours le même personnage qui revenait : à savoir l’homme avec un ventre proéminent à l’avant des barques. De fil en aiguille, j’ai commencé à m’intéresser à tous ces personnages qui sortaient du canon ordinaire.  Et je me suis aperçue qu’ils étaient partout. Ainsi, la vision d’un art répétitif fait de poncifs était entièrement à revoir. Au contraire, les Egyptiens sont observateurs et ont transcrit des particularités physiques.

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Publié le 06/09/2013
LIMME Luc

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?


C’est très simple. Mon prédécesseur au Musée du Cinquantenaire était monsieur De Meulenaere. Quand j’avais douze ans, il avait été mon professeur de latin. Il m’avait donné le goût de l’Egypte indirectement : je savais qu’il était égyptologue. Lors de ma première année d’université à Gand, monsieur De Meulenaere fut nommé à la chaire d’égyptologie. Il donnait des cours d’histoire de l’art de l’Antiquité. J’ai décidé de suivre ses cours.

 


Quel est votre cursus? Quel est votre parcours ?


Après une licence d’histoire et de philologie de l’Orient ancien à l’université de Gand, j’ai obtenu une bourse pour aller étudier une année à Paris. J’ai suivi les cours de Posener, Yoyotte et Clère. Ensuite, j’ai enseigné quelques années à Lille pour suppléer monsieur Vercoutter qui avait pris une année sabbatique pour terminer un livre sur Mirgissa. Finalement, j’ai enseigné une douzaine d’années à Lille. Ensuite, j’ai été nommé conservateur adjoint au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles. J’ai débuté ma carrière au musée en 1973 et j’y suis resté presque quarante ans. J’ai aussi enseigné, accidentellement, quelques années à Louvain après le décès de Jan Quaegebeur. A partir de 1988, j’ai été directeur des fouilles d’El Kab. Vers 1994, je suis devenu le secrétaire général de la Fondation Egyptologique Reine Elisabeth devenue, depuis quelque temps, l’Association Egyptologique Reine Elisabeth.

 


Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches?


Depuis novembre 2009, j’ai pris ma retraite. Nous attendons encore la nomination d’un égyptologue pour me remplacer au musée. En prenant ma retraite, j’ai aussi arrêté d’être le directeur des fouilles d’El Kab. C’est un collègue préhistorien qui, pour le moment, s’occupe de cette direction. Je m’occupe toujours de l’Association Egyptologique Reine Elisabeth. Je m’occupe de la rédaction de la revue Bibliotheca Orientalis (BiOr) publiée à Leyde. Par ailleurs, on m’a demandé de m’occuper de la Chronique d’Egypte. Et, beaucoup de choses dorment encore dans un tiroir.

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Publié le 16/12/2011
MADRIGAL Karine

Karine Madrigal a étudié l'histoire de l'art et l'archéologie à l'Université Lumière Lyon 2. Elle s'est spécialisée en égyptologie et a suivi les cours du DUESE (diplôme d'égyptologie) à Lyon avec Laure Pantalacci.

 

Depuis 2008, elle travaille comme assistante scientifique sur la collection d'égyptologie au Musée des Confluences de Lyon.

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Publié le 12/09/2011
MARSHALL Amandine

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

J’ai commencé à m’intéresser à l’antiquité, plutôt grecque, dès la maternelle. D’ailleurs, j’ai voulu appeler mon frère Télémaque. J’ai voulu être archéologue au primaire. La passion pour l’Egypte s’est déclenchée en classe de 6ème et s’est poursuivie avec la visite du musée Labit à Toulouse.

 

  1. Quel est votre parcours ? Quel est votre cursus ?

 

De Toulouse je suis partie à Lille pour faire des études d’histoire de l’art et d’archéologie. Ensuite, je me suis spécialisée en archéologie puis en égyptologie. Mon parcours est un peu compliqué car j’ai commencé une première thèse que j’ai du arrêter, un étudiant ayant déjà soutenu une partie de mon sujet. J'ai arrêté mes études, j'ai travaillé puis je me suis réinscrite à l'EHESS de Toulouse avec un nouveau sujet de thèse.

 

  1. En dehors de votre parcours d’égyptologue, vous avez un parcours d’écrivain. Pouvez-vous nous en parler ?

 

Ma mère disait qu’avant de savoir lire, je voulais déjà écrire des livres. Et comme je suis assez têtue, cette envie a perduré. Le premier livre date de mon année de 5ème. Avec mon professeur de français, nous étions partis faire un voyage de classe découverte à Pompéi et à Rome. Elle nous a proposé de faire des rédactions se passant à Pompéi pour réaliser un livre. Le premier jet est donc un livre en coécriture avec les autres élèves de la classe. Ensuite, j’ai écrit un livre sur les légendes non connues de la mythologie grecque entre la fin de la classe de 3ème et la classe de 1ère. D’avoir rédigé ce livre m’a conforté dans mon envie d’être écrivain. Cela me permet de faire des recherches sur mes sujets de prédilection et de les partager. Puis j'ai écrit un roman historique qui se déroule à Pompéi au Ier siècle, deux livres jeunesse sur l'Egypte, une biographie sur Auguste Mariette et deux autres ouvrages sur les légendes des constellations.

 

  1. Vous avez travaillé sur plusieurs chantiers de fouilles. Lesquels ?

 

En effet, j’ai fouillé en France (Cambrai, Douai, Rue-des-Vignes, Peyrusse-Le-Roc), en Grèce (Thasos, Philippes), en Angleterre (à côté de Cambridge)… En Egypte, j'ai participé au chantier de Tanis et depuis 2006, je suis chercheur associé de la MAFTO (Mission Archéologique Française de Thèbes Ouest).

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Hormis mes recherches sur l’enfance en Egypte ancienne, un livre sur les momies devrait paraître prochainement. Bien sûr, j’ai d’autres projets d’écriture qui ne sont pas forcément sur l’Egypte ainsi que des projets d’exposition.

 

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Publié le 15/03/2012
MARUEJOL Florence

Nous avons invité Florence Maruéjol en raison de la publication de son dernier ouvrage, « Thoutmosis III et la corégence avec Hatchepsout ». Florence Maruéjol est non seulement une égyptologue reconnue par ses pairs mais elle est aussi auteur, traductrice et enseignante. A partir du 23 novembre prochain, elle débutera un séminaire à l’institut Khéops à Paris qui s’intitule « Le temple d’Amon-Rê à Karnak »

 

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

 

A la différence de mes camarades, ma vocation n’est pas née avec les cours d’histoire de 6è mais en commençant des études d’histoire à la Sorbonne. Je me suis inscrite à une UV d’égyptologie par esprit de découverte et comme l’on dit j’ai été mordue par le canard égyptien.

 


Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?


J’ai fait mes études d’égyptologie à la Sorbonne et, grâce à une bourse des Affaires Etrangères franco-égyptiennes, j’ai pu terminer mon doctorat en Egypte. J’ai ainsi vécu cinq ans au Caire. Le sujet de ma thèse était « le rituel du couronnement à la XVIIIè dynastie ».

 


Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?


En ce moment, je travaille surtout au niveau de l’édition. Je prépare un livre qui devrait sortir fin 2010 - début 2011 sur l’amour au temps des pharaons. Sinon, je donne des cours à l’institut Khéops à Paris.

 


Questions sous forme de portrait chinois.


Si vous étiez un pharaon, lequel aimeriez-vous être ?


Thoutmosis III.


Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous ?


Hathor.

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Publié le 16/12/2011
MASSIERA Magali

Magali Massiera est doctorante à l’université Paul Valéry – Montpellier III. Son sujet de thèse est « Les divinités ophidiennes Nâou et Nehebkaou d’après les premiers corpus funéraires et le fonctionnement des kaou »

 

  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

D’aussi loin que je m’en souvienne,  l’Egypte m’a toujours intéressée. Mes parents m’ont dit qu’il y avait un documentaire à la télévision sur les pyramides alors que je devais avoir 6 ou 7 ans. Je leur aurais dit que je découvrirais le mystère des pyramides.  Mais, honnêtement, je ne sais pas.

 

  1. Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

J’ai effectué tout mon cursus universitaire à Montpellier III.

En classe de 3ème, le conseiller d’orientation rencontrait tous les élèves à propos de leur projet personnel d’orientation.  En vue de préparer cette entrevue, nous effectuions des recherches au CDI. C’était la période où un nouveau directeur de l’IFAO venait d’être nommé. Il s’agissait de M. Bernard Mathieu, égyptologue et maître de conférences à Montpellier. J’ai alors décidé que je voulais devenir égyptologue et  faire mes études à Montpellier et non à Paris. Au lycée, je me suis inscrite en option histoire de l’art, j’ai passé un bac S et je suis partie à Montpellier pour un cursus histoire de l’art – archéologie.

 

  1. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Mes recherches actuelles sont consacrées à ma thèse. Lors de mon Master I, j’avais étudié le taureau Apis. Quand j’ai du choisir mon sujet de Master II, aucune proposition n’a suscité mon intérêt. M. Mathieu m’a alors suggéré de travailler sur Nehebkaou des Textes des Pyramides à la fin du Nouvel Empire. En thèse, j’ai décidé de poursuivre mes investigations sur ce dieu et j’ai entamé, également, un travail sur Nâou et une étude sur les kaou.

Après la soutenance de ma thèse, j’espère pouvoir la publier et continuer l’étude des dieux serpents.

 

 

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Publié le 09/09/2012
MATHIEU Bernard

Bernard Mathieu, ancien directeur de l'Institut Français d'Archéologie Orientale, est maître de conférences à l'Université Paul-Valéry (Montpellier III). Il est venu nous entretenir de son sujet de prédilection : les Textes des Pyramides.

 

  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Je pense très tôt comme la plupart des égyptologues. J’ai voulu me différencier d’un très bon ami qui s’intéressait beaucoup à la Grèce ancienne. Moi, j’ai poussé un peu plus à l’est. J’ai toujours été intéressé par les écritures étranges. C’est souvent par là que nous commençons quand nous sommes mordus par le canard des hiéroglyphes. Je devais avoir neuf ou dix ans et cela a persisté ensuite.

 

Quel est votre parcours ?

 

J’ai fait des études classiques : français, latin et grec. J’ai suivi les conseils de François Daumas, que j’ai eu la chance de rencontrer au tout début de mes études universitaires. Il m’a conseillé de faire ce qu’il avait fait lui-même c’est-à-dire de poursuivre en lettres classiques et de passer l’agrégation car cela permet d’avoir un métier.

J’ai commencé mes études d'égyptologie à Montpellier et je les ai poursuivies à Paris car il y avait des enseignements très spécialisés et, donc, indispensables pour une formation complète.

Tout ceci s’est concrétisé par une expérience d’enseignement à l’Institut Khéops (dont je suis le membre fondateur avec Guillemette Andreu). Ce fut une grande chance et une expérience très formatrice car il s’agissait de faire passer, à un public très large, un savoir qui était en train d’être construit. Je considère mes années à l’Institut Khéops comme un vrai complément de formation.
J’ai toujours gardé un goût pour un public large et pas seulement universitaire.

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Je suis plutôt orienté vers l’étude des textes, conséquence sans doute de ma formation. Depuis une quinzaine d’années, je travaille beaucoup sur les Textes des Pyramides qui est un champ ouvert puisque nous trouvons régulièrement de nouvelles pyramides à texte. C’est un corpus qui a tendance à s’étendre ce qui est à la fois une chance et une contrainte car il faut maîtriser de plus en plus de volume de textes.

Et, puis, je m’intéresse beaucoup à la littérature. Je suis amené à traduire de nombreux textes de toutes les époques car la spécificité de l’égyptologie est que nous ne pouvons pas nous intéresser à une seule période. Surtout, quand nous travaillons sur des textes, nous avons besoin d’embrasser tout le champ chronologique. Cela demande beaucoup d’investissement en temps et en effort, notamment parce qu’il y a une grande production égyptologique. Des revues naissent régulièrement. C’est indispensable de maintenir une veille éditoriale pour bien comprendre les textes et les traduire.

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Publié le 06/09/2013
MAURIC-BARBERIO Florence

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

La classe de 6e a été, pour moi, très importante. De plus, cela coïncidait avec l’exposition Ramsès II à Paris. Puis, peu de temps après, à l’âge de 13 ans, mon père m’a amenée en Égypte. Ayant toujours aimé l’histoire, il était clair que je ferais des études dans ce domaine. Je me suis inscrite à la Sorbonne et, très vite, j’ai découvert que je pouvais faire de l’égyptologie dans cette université. Le déclic a vraiment été la 6e d’où l’importance de conserver l’Égypte dans les cours d’histoire de ce niveau.

 

Quel est votre parcours ?

 

A l’époque où je faisais mes études à Paris IV-Sorbonne, les cours étaient dispensés par Mademoiselle Lalouette ; sans doute suis-je une de ses dernières étudiantes. L’enseignement de la langue était totalement déficient. Mais, j’ai eu la chance d’avoir fait allemand première langue. J’ai, alors, eu l’idée de profiter de la bourse Erasmus pour poursuivre mes études en Allemagne après la maîtrise : d’octobre 1988 au printemps 1990, j’ai pu étudier à Heidelberg. Pour moi, tout a changé : l’égyptologie mais aussi l’enseignement allemand comme avoir une bibliothèque ouverte 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Concernant l’égyptologie, j’ai découvert deux grands maîtres : J. Assmann et E. Hornung. Avec le professeur Assmann dont j’ai suivi les cours à Heildelberg, j’avais l’impression de capter une quintessence extraordinaire. Son cours sur le Livre des Portes a été une découverte : cela m’a ouvert un monde inconnu d’autant plus que l’essentiel avait été rédigé en allemand. Le spécialiste des livres du monde souterrain était E. Hornung, à Bâle, dont je me suis mise à dévorer les ouvrages. Quand je suis rentrée en France, c’est M. Nicolas Grimal qui dirigeait la chaire d’égyptologie de la Sorbonne. Il m’a laissé le choix total pour mon sujet de thèse même si les livres funéraires n’étaient pas son domaine. Comme j’avais des connexions en Allemagne et, après avoir soumis le sujet au Professeur Hornung afin d’en déterminer la pertinence, j’ai eu la chance de pouvoir poursuivre mes recherches sur le Livre de l’Amdouat et le Livre des Portes. Depuis, je suis toujours en relation avec le Professeur Hornung qui a fait partie du jury de ma thèse. J’avais aussi des contacts avec des étudiants de Bâle, qui m’ont permis d’être au courant des fouilles et d’être appelée en 2003 pour inventorier les fragments de Séthi I découverts près de la tombe de Ramsès X. Ainsi, après la thèse, j’ai pu avoir une expérience de terrain. Ce fil conducteur ne s’est jamais perdu. Je continue, donc, à creuser mon sillon dans la Vallée des Rois.

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

Mes recherches sont orientées vers les conceptions funéraires en général, surtout au Nouvel Empire mais aussi d’une époque à l’autre afin de créer du lien (en amont et en aval). Par ailleurs, je continue à travailler sur les fragments de la tombe de Séthi I. C’est un travail inépuisable car en plus des fragments découverts lors des fouilles, certains se trouvent dans des musées et d’autres dans la tombe même, étant entreposés dans une salle à l’arrière de la salle du sarcophage. Depuis 2015, l’université de Bâle a l’autorisation d’étudier ce nouveau matériel qui complète celui inventorié auparavant et lui donne du sens : car les « petits » fragments issus des fouilles sont jointifs des plus « grands » entreposés dans la tombe. C’est donc un véritable puzzle que nous essayons de reconstituer.

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Publié le 22/08/2014
MENEGHETTI Livia

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ? Quel est votre parcours ?

 

Déjà faut-il me considérer comme une égyptologue ce qui n’est pas simple vu mon travail. Plus que l’égyptologie, je dirais « comment m’est venue la vocation de l’archéologie ? ». C’est la faute à mes parents car, quand j’ai eu six ans, ils m’ont offert un Arkéo Junior sur la princesse de Vix. Et j’ai trouvé cela génial ! C’est fou ce que nous pouvions trouver en creusant la terre… Vivant à la campagne, dans une région d’occupation gauloise où il y avait des tumuli, avec mon père, nous avons sauvagement fouillé certains d’entre eux. Cette passion m’a poursuivi jusqu’en classe de terminale. Ensuite, il semblait logique que je choisisse un cursus d’archéologie. Et là, j’ai commencé à prendre des cours de hiéroglyphes. Au début, le système  hiéroglyphique était, pour moi, un jeu. Cela dit, à la fin de la licence, j’avais un besoin d’indépendance financière et de voir « autre chose ». J’ai donc fait un petit détour par l’Amérique du Sud et l’anthropologie. Je me suis donc intéressée aux sociétés contemporaines après la « psychologie des trous de poteaux ». Néanmoins, l’égyptologie me manquait malgré mon intérêt pour le fonctionnement des sociétés contemporaines. Ainsi, je me suis demandé quel résultat cela donnerait si on appliquait le même questionnement aux sociétés qui ont disparu. Car, ce que j’aime c’est comprendre pourquoi l’Egypte plaît autant, comment on l’utilise et comment elle fait sens dans les sociétés ; enfin, pourquoi elle est pertinente.

 

Comme vous venez de nous présenter votre parcours et votre cheminement intellectuel, je souhaiterais que vous nous précisiez le titre exact de votre thèse.

 

La réception de l’Egypte dans les Arts et les Sciences à Toulouse du XVIIe au milieu du XXe siècle.

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Outre la publication de la collection égyptienne du musée Georges Labit (Toulouse), je m’intéresse actuellement à la danse orientale égyptienne et ses liens avec l’Egypte antique à savoir comment les danseuses se prétendent être le réceptacle des danses de l’Antiquité. Notamment, elles se qualifient souvent d’Isis. Par conséquent, quels rapports entretiennent-elles avec la déesse ? Quand on les écoute, elles sont très liées à ces conceptions et, pourtant, elles n’y connaissent strictement rien. Elles ont reconstruit une Egypte qui leur sert à légitimer leur propre pratique. C’est un aspect que je vais présenter à un colloque en octobre.

Ensuite, je m’intéresse à la psychanalyse ; donc, à la question du monothéisme et du polythéisme : Akhenaton et Moïse revisités par les psychanalystes. Comment ces derniers ont-ils lu l’histoire de l’ancienne Egypte ? Et, comment ils l’ont réinterprétée dans la perspective psychanalytique pour justifier leurs théories ?

Enfin, je poursuis mes travaux de thèse mais plus centrés sur le XVIIIe siècle : la franc-maçonnerie, les modèles égyptiens que l’on va copier ou réinventer et, surtout, ceux que l’on juge pertinents.

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Publié le 21/07/2015
MORFIN Marguerite

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ? Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

La vocation de l’égyptologie m’est venue par le hasard. J’avais envie de faire de l’archéologie classique et, pour cela, j’avais décidé d’effectuer un stage. J’ai contacté un instituteur de Montpellier qui fouillait le site de Lattes ; site qui s’étendait, chronologiquement, du chalcolithique à l’époque médiévale et était connu par les écrits de Pline l’Ancien. Pendant ma licence, j’ai suivi ce stage de fouille sur la zone gallo-romaine à incinération. C’était une fouille de sauvetage dont j’avais la responsabilité. J’ai fouillé ce site pendant deux ans ; puis, j’ai travaillé sur le site du château de Monteferrand du Pic Saint Loup à Montpellier. A ce moment-là, j’ai rencontré Jean-Claude Richard qui m’a proposé de travailler avec François Daumas sur Castelnau-le-Lez. Je lui ai répondu que je ne connaissais par monsieur Daumas et que je me sentais incapable de gérer un chantier seule. Toutefois, j’ai rencontré François Daumas accompagnée de Marie-Pierre Foissy. Nous étions dans les années 1967-1968. Monsieur Daumas nous a alors testé : nous devions nettoyer des tessons. Ce que nous ne savions pas c’est qu’il était caché derrière la fenêtre où nous travaillions. Et, pendant notre nettoyage, nous n’avons cessé de rire tout en faisant des tas. Certains tessons nous posaient des soucis et nous ne savions qu’en faire. D’autant plus que certains semblaient être une plaisanterie : des tessons étaient des tuiles peintes vernissées du XIXè siècle nommés pot de Saint Jean de Fos. Avant de présenter notre travail à monsieur Daumas, nous avons choisi les plus belles formes ainsi que les tessons que nous avons dénommés « tesson plaisanterie ». Monsieur Daumas s’est amusé de notre perspicacité. Quelques années après, François Daumas est rentré du Caire car il venait d’obtenir la chaire d’égyptologie de Montpellier. Il nous a alors informé des dates où commençaient ses premiers cours. Ceux-ci étaient captivants. Puis est venue la phase des hiéroglyphes. Arriva ce qui devait arriver : j’ai été mordue par le canard des hiéroglyphes. Ensuite, François Daumas m’a proposé de ranger la bibliothèque ce que j’ai refusé catégoriquement. Il m’a alors dit : « Ecoutez, lancez-vous. Ce que les autres peuvent faire en un an, vous, vous le ferez en deux ans. Ce n’est pas grave ». Et c’est comme cela que je suis devenue bibliothécaire de la bibliothèque d’égyptologie de l’université de Montpellier en même temps que je préparais ma thèse. Et, cette année, je suis en train de préparer le quatrième déménagement de cette bibliothèque nécessitant une quatrième réorganisation interne.



Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?

 

Je m’intéresse à la botanique car mon père avait fait de l’archéobotanique à la retraite, notamment concernant le blé en Afrique du nord. J’ai alors travaillé la botanique à travers les colonnes, associant l’archéologie et le texte afin de déterminer le rôle symbolique des colonnes : notion de pierre, de botanique et de sacré. Cet intérêt explique pourquoi je consacre mes recherches sur l’histoire des végétaux.

Je participe aussi à des fouilles dont celles d’Oxyrhynchos.


 

Comment en êtes-vous venue à participer aux fouilles d’Oxyrhynchos ?


Un ancien étudiant de Montpellier, Hassan Amer, a proposé à monsieur Godron que, s’il souhaitait un site de fouilles, il pouvait lui en proposer un en co-tutelle avec l’université du Caire. Un financement avait été trouvé par le biais du mécénat : « Cassegrain » devenait notre partenaire financier. Mais, il fallait remplir des papiers administratifs pour obtenir l’aval des ministères de tutelle et d’une autorité égyptologique française. Le dossier fut refusé. Est alors entré en scène un autre ancien élève de Montpellier, monsieur Padró, qui proposait des mécènes. Une fouille tripartite a donc pu être engagée entre Barcelone (monsieur Padró, docteur d’état), Le Caire (monsieur Amer, docteur d’état) et l’université Paul Valéry de Montpellier. C’est ainsi que j’en suis venue à participer aux fouilles d’Oxyrhynchos.

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Publié le 25/04/2009
PATZNICK Jean-Pierre

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Cette vocation m’est venue très tôt. J’avais sept ans. Ensuite, j’ai eu la chance de rencontrer monsieur Georges Posener pendant deux semaines en 1975 au cours d’un projet pilote. Notre classe avait été choisie pour permettre aux élèves, avant le BEPC, d’être envoyés quatorze jours auprès d’un professionnel correspondant au métier que nous désirions exercer. Pour moi, c’était déjà l’égyptologie. J’ai eu la chance de pouvoir faire ce stage pendant deux semaines auprès de monsieur et madame Posener au Collège de France. J’ai alors pu voir les originaux de Denon. Bien sûr, cela n’a fait que confirmer mon envie d’être égyptologue.

 

 

Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

Mon cursus professionnel égyptologique est assez récent. Il s’est surtout passé en Allemagne dont Heidelberg. Ensuite, je suis venu à Montpellier.

 

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

C’est l’époque thinite au niveau lexicographique et archéologique avec, naturellement, un point très fort en ce moment avec le dictionnaire français-égyptien. Dans ce projet, je suis responsable de tout le vocabulaire, de tous les mots les plus anciens du corpus égyptien. Cela commence à la dynastie 0 et se poursuit jusqu’à la fin de la IIIè dynastie.

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Publié le 19/03/2011
PAYRAUDEAU Frédéric

Frédéric Payraudeau, docteur en égyptologie, a été membre de l’Institut français d’archéologie orientale au Caire.

 

Il a participé à de nombreuses missions archéologiques, notamment à Louxor.

 

Spécialiste du premier millénaire avant J.-C., il enseigne l’archéologie et l’iconographie de l’Égypte pharaonique à l’U.F.R. d’Art et d’Archéologie de l’Université Paris-Sorbonne depuis 2013.

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Publié le 21/05/2015
PERDU Olivier

Olivier Perdu est égyptologue attaché à la chaire de Civilisation pharaonique du Collège de France (Paris). C'est un spécialiste de l'Egypte tardive. Il a été professeur à l'Ecole du Louvre de 1983 à 2000. Actuellement, il dirige la Revue d'Egyptologie.

 

Il est le commissaire de l'exposition qui se tient au musée Jacquemart-André jusqu'au 23 juilllet 2012, "Le crépuscule des pharaons : chefs d'oeuvre des dernières dynasties égyptiennes". Plus de cent pièces, prêtées par différents musées et collectionneurs, témoignent de la richesse et de la diversité de l'art égyptien entre 1070 et 30 avant Jésus-Christ.

 

Par ailleurs, Olivier Perdu a rédigé un premier tome consacré à la collection des statues privées de la fin de l'Egypte pharaonique conservées au musée du Louvre. Il vient de paraître en 2012.

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Publié le 24/04/2012
POIRSON Jacques

Retraité de l’administration de l’Education Nationale, M. Poirson prépare un diplôme à  l’EPHE sous la direction de Pascal Vernus. Il est également vice-président de l’association Papyrus à Lille.

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Je répondrai en deux fois : très tôt. J’ai cinq cents livres d’égyptologie. Le plus ancien que j’ai est un catalogue du département égyptien du musée du Louvre rédigé par Jacques Vandier en 1946. Etant né en 1936, vous pouvez constater que je n’ai pas traîné pour m’intéresser à l’égyptologie. Mais, pendant une grande partie de ma vie pour des raisons personnelles, je ne suis pas allé plus loin que l’amateur éclairé. La deuxième étape est la retraite qui m’a libéré de mes obligations professionnelles. La plupart de mes disponibilités sont  consacrées à l’égyptologie, la langue d’abord la civilisation ensuite.

 

Quel est votre parcours ?

 

Les concours administratifs pour aboutir à être conseiller d’administration scolaire et universitaire. Il y a eu quatorze ans de direction de résidence universitaire, quatorze ans de responsabilité de l’enseignement supérieur au rectorat et cinq ans de responsabilité au cabinet du recteur d’académie. Parallèlement, il y a eu des activités sportives, cinématographiques, picturales et musicales.

Mon parcours égyptologique a commencé à la retraite. J’ai commencé à prendre des cours de langue à l’Institut Khéops. Puis, je me suis inscrit à une association d’égyptologie, j’ai suivi des cours de langue et j’ai fini par en donner moi-même. Je suis devenu le vice-président de l’association. Je me suis intéressé aux stèles. Ayant emmagasiné des connaissances et des réflexions à ce sujet, j’ai poursuivi en donnant des conférences pour partager mon savoir.

 

Comment vous est venue l’envie de travailler sur les stèles ?

 

Cet intérêt est venu par le fait de trouver nombre de stèles dans les musées et les expositions et de constater qu’il n’y avait pas d’ouvrages grand public. Donc, je suis allé à la recherche d’un certain nombre d’informations. Et j’ai fini par avoir envie d’en parler au sein de mon association dans le cadre de cycle thématique et, ensuite, j’ai eu la frustration d’une généralisation trop large.
J’ai eu envie d’approfondir sur des idées particulières, notamment le jeu de la tradition et de l’innovation, ce chevauchement de ces deux éléments sur les stèles. J’ai rencontré Pascal Vernus qui m’a proposé de passer un diplôme à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. J’ai accepté avec beaucoup de plaisir et je m’y consacre.

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Publié le 22/08/2014
POSTEL Lilian

 

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Je n’ai pas de souvenirs précis du moment où je me suis dit que je serai égyptologue. Je me suis intéressé, dans un premier temps, à l’archéologie en général. Quand j’étais en classe de 2nde, j’ai lu le manuel d’archéologie égyptienne de Vandier du début jusqu’à la fin. Je me demande encore aujourd’hui comment cela est possible mais cette lecture a déterminé mon choix de devenir égyptologue. Ensuite, à l’université, j’ai hésité entre le médiéval et l’égyptologie. Mais, finalement, le canard m’avait mordu trop tôt.

 

  1. Quel est votre parcours ? Quel est votre cursus ?

 

J’ai fait mes études à Lyon en archéologie, histoire de l’art et histoire. A partir de la maîtrise, j’ai orienté mes études sur l’égyptologie jusqu’à la thèse dirigée par Jean-Claude Goyon dont le sujet était « Le dogme monarchique au début du Moyen Empire à travers l’étude des titulatures royales ». Je suis parti à l’IFAO en tant que pensionnaire pendant quatre ans. J’ai fait quelques missions sur le terrain quand j’étais doctorant, notamment dans la tombe de Ramsès II. En revenant de l’IFAO, j’ai travaillé pendant un temps au musée du Louvre où m’a été confiée la préparation du catalogue des stèles du Moyen Empire (qui est toujours en cours). J’ai été attaché de recherche à Lyon II en 2007 et, en 2009, j’ai obtenu le poste de maître de conférences.

 

  1. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Depuis très longtemps je m’intéresse à l’époque du Moyen Empire. Cet intérêt a été déclenché, notamment, par la rareté des publications. Actuellement, je prépare le catalogue des stèles du Moyen Empire du musée du Louvre (au nombre de 130). Bientôt, paraîtra un livre sur les blocs du Moyen Empire de Tôd. Je travaille aussi à Ermant, sur les blocs du Moyen Empire (temple de la XIème dynastie et d’Amenemhat I). Ceux-ci ont été réemployés dans les fondations ptolémaïques.

 

 

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Publié le 05/05/2012
REGEN Isabelle
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Publié le 00/00/0
RELATS-MONTSERRAT Félix

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

J’imagine que cela m’est venu, comme beaucoup de gens qui font de l’égyptologie,  dès mon enfance. Je suis, peut-être, plus têtu que la plupart des enfants et j’ai fait ce que je pouvais pour atteindre cet objectif. Au départ, il y a peut-être eu un livre où l’on tire des languettes et une momie apparaît. De plus, j’ai fréquenté l’histoire dès mon plus jeune âge puisqu’un historien médiéviste habitait au-dessus de la maison. J’ai affiné cette passion en faisant de l’égyptologie mais l’histoire a fait partie de ma vie très jeune.

 

Quel est votre parcours ?

 

C’est un parcours assez classique : baccalauréat, classes préparatoires khâgne. Mon objectif était de monter à Paris pour fréquenter le musée du Louvre et les bibliothèques. J’ai, alors, intégré l’université Paris-Sorbonne pour entamer des études d’égyptologie en master. Et, j’ai poursuivi en thèse avec une petite parenthèse pour préparer l’agrégation d’histoire.

Parallèlement, j’ai participé à différents chantiers de fouilles en France et en Egypte comme Kôm el-Hettan et, surtout, Médamoud.

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Actuellement, mes recherches sont centrées sur le site de Médamoud puisque c’est mon sujet de
thèse. J’effectue une synthèse de l’histoire des fouilles et du site. De plus, j’ai entamé la réouverture d’activités archéologiques. Bien sûr, je suis en contact avec d’autres égyptologues comme Lilian Postel et ceux qui participent à d’autres chantiers en relation avec le dieu Montou. Par conséquent, de nouvelles interrogations ont émergé concernant, notamment l’histoire économique avec la présence d’atelier céramique sur le site de Médamoud : quels sont les rapports entretenus entre le temple et les ateliers de production ? Enfin, je souhaiterais étendre mes réflexions sur d’autres temples.

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Publié le 21/07/2015
RILLY Claude

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

Comme beaucoup d’égyptologues, j’ai été attiré très tôt. A l’âge de sept ans pour être précis. Quand on est gamin, on a envie de travailler sur les belles périodes. Plus tard, j’ai appris le grec avec un professeur passionné de linguistique qui m’a transmis sa passion.

 

 

Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

J’ai entrepris des études d’égyptologie à l’EPHE avec Mr Vernus. Je les ai poursuivies à Montpellier avec Mr Mathieu. Puis, en 1991, un article de Mr Leclant sur le méroïtique m’a fait prendre conscience de l’intérêt de cette langue. Ainsi, en dirigeant mes recherches sur le monde nubien, j’ai pu conjuguer ma passion pour la civilisation pharaonique, la linguistique et l’Afrique. Ensuite, Mr Leclant m’a chargé de la révision du Répertoire d’Epigraphie Méroïtique et de la publication des tomes suivants. En 2001, un article de la Revue d’Egyptologie intitulé « Une première clé pour la compréhension du méroïtique » m’a amené à faire une comparaison avec le proto-nubien. Je suis alors entré au LLACAN, laboratoire « Langage, langues et culture d’Afrique Noire » pour un travail de comparaison linguistique.

 

Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?

 

 

J’effectue un travail sur le terrain sur le nyimang. J’aimerais faire de même pour le nara mais des raisons politiques ont entraîné la fermeture de l’Erythrée. Je n’ai pu obtenir de visa ni en avril ni en octobre. Cela est bien dommage car le nara est la langue la plus proche du méroïtique au niveau de la syntaxe. Sinon, je fais un travail de publication, je m’occupe du Répertoire d’Epigraphie Méroïtique. De plus, on m’a demandé de succéder à Catherine Berger sur le site de Sedeinga ce qui serait un véritable travail archéologique qui me permettrait de trouver des textes méroïtiques inédits.

 

Existe-t-il des textes littéraires dans la corpus des textes actuellement connus ?

 

 

Pour l’instant, nous n’avons rien concernant la littérature méroïtique. Néanmoins, la forme de la cursive méroïtique montre qu’elle a évolué à partir d’un support souple, le papyrus. Ce support a beaucoup souffert des conditions climatiques soudanaises. Par conséquent, peu de textes sur papyrus nous sont parvenus jusqu’à présent. Cependant, nous avons une certaine idée du goût littéraire méroïtique. Par exemple, à Philae et à Dakka il existe des proscynèmes en démotique et en méroïtique. Ceux en démotique sont très laconiques et s’adressent en égyptien pour des Egyptiens alors que ceux en méroïtique qui s’adressent à des Méroïtes sont très variés. Nous constatons la même chose pour les formules d’offrandes qui possèdent une grande variété dans les formules. Tout concorde pour penser qu’il a dû exister une littérature riche.

 

Questions sous forme de portrait chinois.

 

Si vous étiez un pharaon ou un roi nubien, lequel aimeriez-vous être ?

 

Taneyayidamani.

 

Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous ?

 

Apedemak.

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Publié le 13/11/2008
RITTER Vanessa

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

Ce fut une évidence vers l’âge de 6-7 ans en lisant un magazine sur les hiéroglyphes. En voyant la Pierre de Rosette, j’ai voulu comprendre le système toute seule. A l’époque, je m’intéressais également beaucoup à l’Oulipo. A la faculté d’histoire de l’art, j’ai rencontré Bernard Mathieu et l’évidence de mes 6-7 ans s’est renouvelée. Et, depuis, je m’intéresse aussi au lien entre l’Oulipo et les textes littéraires égyptiens.

 

 

Quel est votre cursus? Quel est votre parcours ?

 

J’ai fait mes études à l’université de Montpellier en histoire de l’art et archéologie. J’ai également fait des vacations pour l’Institut Français d’Archéologie Orientale au Caire où j’effectuais l’inventaire informatisé des ostraca conservés dans les sous-sols de l’institut.

 

 

Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?

 

Elle est centrée sur le genre littéraire dont celui de l’Enseignement.

 

 

Questions sous forme de portrait chinois.

 

Si vous étiez un pharaon, lequel aimeriez-vous être?

 

Aucun.

 

Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous?

 

Aucune.

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Publié le 03/04/2010
RONDOT Vincent

Vincent Rondot est, depuis le 1er mars 2014, le directeur du département des antiquités égyptiennes au musée du Louvre.

Depuis 2000, il fouille le site d'El Hassa près de Méroé au Soudan. Le 31 mai 2014, il est venu nous livrer ses dernières découvertes archéologiques.

 

  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

C’est une passion enfantine qui est née vers l’âge de 10 ans, avant les cours de 6e.  Elle ne m’a pas lâché ensuite et s’est transformée, peu à peu, en une formation, une thèse et un métier.

 

Quel est votre parcours ?

 

Ce sont, d’abord, des lettres classiques en classe préparatoire pour préparer le concours de la rue d’Ulm. Ensuite, j’ai commencé un parcours d’égyptologie à la Sorbonne, à Paris. J’ai suivi les cours du professeur Barguet en licence et maîtrise. Là, je suis rattrapé par le service militaire et j’ai la chance inespérée de pouvoir partir en Egypte comme coopérant en tant que professeur de français. Ces deux ans vont être mis à profit pour commencer des travaux d’égyptologie au Centre Franco-égyptien de Karnak. Là, je peux être confronté à la réalité du terrain et à des archéologues ou des savants comme Michel Azim ou Claude Traunecker qui ont beaucoup compté dans ma formation à ce moment-là. Ensuite, une autre personne a beaucoup compté : Jean-Claude Goyon puisque, à mon retour, il a accepté de diriger mes sujets de DEA et de thèse qui concernaient du matériel de Karnak à savoir les architraves de la grande salle hypostyle. Du coup, je me suis retrouvé étudiant à l’université de Lyon II sous la direction du professeur Jean-Claude Goyon et, ainsi, j’ai un doctorat de l’université Lyon II.

Ensuite, j’apprends que l’Institut Français d’Archéologie Orientale du Caire cherche un secrétaire
scientifique pour le directeur qui, à l’époque, était Mme Posener. Elle avait souhaité faire appel à un étudiant en cours de thèse pour lui assurer son secrétariat administratif et la seconder dans les tâches scientifiques. Par exemple, à l’époque, il n’y avait pas de service des éditions. C’était le directeur de l’IFAO qui faisait le BIFAO. J’ai été pris. Ainsi, j’ai été pendant quatre ans secrétaire du directeur ; et, ce fut le tremplin pour ma nomination comme pensionnaire à l’IFAO que j’ai été jusqu’en 1993.

Revenu en France, je suis tenu au courant du fait que le musée du Louvre cherchait une personne pour faire le lien entre la conservation et les intervenants extérieurs pour le redéploiement des collections dans le cadre du projet Grand Louvre. Finalement, je suis recruté pour une aventure de cinq ans à participer à la réfection du département des antiquités égyptiennes, jusqu’à l’inauguration le 19 décembre 1997. Entretemps, j’avais été recruté par le CNRS en octobre de la même année. Se terminent donc ces années d’incertitude. Depuis, je suis donc chercheur au CNRS.

En 1998, je pars pour la première fois au Soudan car le laboratoire dans lequel j’étais inscrit, celui de Lille, avait une tradition d’archéologie soudanaise. Me voilà donc parti fouiller les habitats Kerma dans la région de Dongola alors que j’étais un épigraphiste qui se spécialisait, de plus en plus, vers l’archéologie des temples ptolémaïques et romains. Mais, ce fut très intéressant. J’ai découvert le Soudan. Du coup, on a fait appel à moi pour ouvrir une fouille méroïtique près des pyramides de Méroé, à El Hassa. J’ai accepté. Et, quelques années après, j’ai été candidat pour le poste de directeur de la Section Française de la Direction des Antiquités du Soudan (SFDAS) que j’ai tenu de 2004 à 2009.

Depuis le 1er mars 2014, je suis nommé directeur du département des antiquités égyptiennes du musée du Louvre.

 

  1. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Je m’intéresse de plus en plus au fait religieux tardif, ptolémaïque et romain. Mais je l’étudie plus particulièrement du point de vue de l’iconographie religieuse. Elle est riche en Egypte et j’ai beaucoup travaillé dans le Fayoum où est né cet intérêt. J’ai publié le temple du dieu Soknebtynis à Tebtynis. J’ai alors découvert des documents qui m’ont encouragé à chercher dans cette direction. Ainsi, j’ai fait mon habilitation à diriger des recherches en 2010 sur ces questions : derniers visages des dieux dÂ’Egypte : iconographies, panthéons et cultes dans le Fayoum hellénisé des IIe-IIIe siècles de notre ère. L’ouvrage est imprimé. Je continue à exploiter ce filon autant en Egypte qu’au Soudan ; et d’essayer d’entrevoir comment les Egyptiens et les Méroïtes s’accommodent (ou pas) de l’hellénisation qui caractérise l’empire romain. Tout d’un coup, des dieux arabes sont représentés comme Dionysos, des dieux gaulois sont représentés comme Héraklès, des dieux d’Anatolie comme Zeus. Qu’en est-il en Egypte de ce phénomène ? Est-ce que l’on consent (ou pas) à représenter des dieux égyptiens plurimillénaires sous les habits de Zeus, d’Héra, de Vénus ou d’Aphrodite ?

 

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Publié le 06/09/2013
ROUFFET Frédéric
  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Cela m’est venu en cours d’histoire de 6è. A cette époque, j’habitais à côté de Lille et j’étais abonné à une bibliothèque de quartier où, tous les mercredi après-midi, nous devions avoir lu un livre une semaine sur l’autre pour le présenter. J’avais eu mon premier cours sur l’Egypte et, en un mercredi après-midi, j’ai dû lire tous les livres sur le sujet disponibles dans la bibliothèque. Je n’ai donc pas présenté un livre mais l’Egypte. Ensuite, à l’adolescence, je suis passé à la lecture de Christian Jacq, puis à des livres plus scientifiques.

 

  1. Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

Etonnamment, j’ai passé un bac scientifique spé maths. J’ai entamé un Deug à Toulouse, au Mirail, en histoire de l’art et archéologie spécialité histoire. Il n’y avait pas d’égyptologie malheureusement mais, mal informé, je croyais que l’université de Montpellier ne proposait un cursus d’égyptologie qu’à partir de la troisième année. Par conséquent, je suis arrivé en troisième année à Montpellier. Après, comme tout étudiant, j’ai validé une licence histoire de l’art et archéologie, un master d’égyptologie et maintenant la thèse.

 

  1. Comment vous est venu le sujet de votre thèse qui s’intéresse à la magie ? Avez-vous des pistes pour l’après-thèse et d’autres orientations de recherche ?

 

C’est grâce à M. Servajean que je me suis intéressé à la magie. Durant mes cours de licence, nous ne travaillions pas de textes égyptiens mais plutôt des phrases. Et, le premier texte égyptien que j’ai traduit était une formule magique. Et, c’est Mr Servajean qui nous faisait travailler sur cette formule aux sept ou huit traductions envisageables. J’ai trouvé cela génial de se poser autant de questions de traduction sur une formule. Cela m’a plu et, dès le Master I, j’ai proposé à Mr Servajean de travailler sur les textes magiques. Mais ces textes étant trop compliqués, il m’a été demandé d’attendre le Master II. En Master I, j’ai donc travaillé sur les hymnes dédiés au dieu Sobek. Et en Master II, j’ai pu enfin accéder aux textes magiques en travaillant sur les ostraca hiératiques de Deir el-Médineh qui étaient déjà publiés par Posener, Gasse et Lopez mais, qu’étonnamment, personne n’avait jamais traduit. Donc, j’ai essayé de donner ma traduction. Ainsi, de cette petite formule de quatre lignes écrits en hiératique, l’idée de travailler sur la magie m’est venue.

Après la thèse, j’espère pouvoir participer au projet monté par l’université de Montpellier sur le dictionnaire français-hiéroglyphe. Sinon, la question reste posée. Je sais que je vais continuer à faire de l’égyptologie. J’aimerais me pencher sur deux concepts, la magie-hékaou et la magie-akhou, pour comprendre la différence entre les deux. Nous parlons de « magie » mais le terme est-il adapté à l’Egypte ancienne. En même temps, j’aimerais lancer un groupe de travail à Montpellier sur les différentes parties du corps et leur dénomination. Dans la version rêvée, j’adorerai organiser un colloque international sur la magie à Montpellier.

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Publié le 24/12/2011
SACKHO-AUTISSIER Aminata
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Publié le 17/06/2016
TALLET Pierre

Depuis 2016, Pierre Tallet est professeur à  l'université Paris-Sorbonne.

 

Il est également, depuis 2014, directeur adjoint de l'UMR 8167 "Orient et Méditerranée", responsable de la composante "Mondes pharaoniques".

 

Il est, depuis 2009, Président de la Société française d'égyptologie.

 

Il est, depuis 2011, directeur de la mission archéologique du ouadi el-Jarf (Paris-Sorbonne, IFAO, université d'Assiout).

Il est, également, co-directeur de la mission archéologique d'Ayn-Soukhna (Paris-Sorbonne, IFAO).

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Publié le 21/05/2015
THUAULT Simon
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Publié le 00/00/0
TILLIER Anaïs

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

Je me suis intéressée à l’égyptologie comme à peu près tous les écoliers au collège avec le programme de 6è. Mais, disons qu’en tant qu’élève sérieuse, j’ai suivi ma scolarité assidument et j’y suis revenue plutôt au lycée. Pour l’anniversaire de mes 15 ans, on m’a offert le dictionnaire de Champollion et, d’emblée, ce qui m’intéressait le plus c’était les hiéroglyphes. J’avoue avoir lu ce dictionnaire en long, en large et en travers. Ensuite, j’ai enrichi ma culture avec diverses lectures.

 

 

Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

Pendant le lycée, j’ai beaucoup lu. L’année de mes 16 ans, j’ai vu une publicité sur les cours dispensés par l’Institut Khéops et la grammaire de Grandet-Mathieu. Les cours n’étant pas dans mes moyens, je n’ai fait qu’acheter le livre et commencé à le lire et à faire les exercices de mon côté. J’ai continué ainsi jusqu’au bac. Et là, il fallait choisir mon avenir. J’avais plusieurs possibilités : soit je poursuivais le parcours que j’avais impulsé avec des études scientifiques, soit je m’engageais dans l’égyptologie. Je me suis renseignée sur le cursus universitaire permettant de devenir égyptologue. Je me suis rendue compte que ce n’était pas dans mes cordes car il fallait être bon en langues vivantes, en langues anciennes et que cela me menait dans des études en histoire de l’art et archéologie. Mes parents m’ont proposé d’essayer. Et, si cela ne me plaisait pas, je retournerais dans le domaine de la biologie et des mathématiques. J’avais dans l’idée d’intégrer l’Ecole du Louvre. La première année, j’ai échoué au test d’entrée. Je suis alors allée à l’université de Poitiers pendant un an pour faire des études d’histoire de l’art en attendant de repasser le test. Entre-temps, j’ai eu d’autres informations sur le cursus pour faire de l’égyptologie. Je me suis rendue compte que même si je passais par l’Ecole du Louvre, il fallait revenir à l’université pour faire un master et un doctorat. J’ai alors choisi de rester à l’université. Mais, comme Poitiers ne proposait ni master ni doctorat d’égyptologie, je me suis inscrite à l’université de Montpellier pour poursuivre mes études en égyptologie. Cela fait maintenant sept ans que je suis à Montpellier : j’ai suivi la licence d’archéologie, le master d’égyptologie et je suis en doctorat depuis un peu plus de trois ans. Il me reste deux ans devant moi, c’est l’objectif que je me suis fixée pour achever ma thèse.

 

Des pistes pour l'avenir ?

 

 

Ma thèse portant sur un dieu égyptien qui possède encore des temples visibles comme celui de Kom Ombo, j’ai dans l’idée de me spécialiser en religion et, plus particulièrement, sur les textes de ces temples tardifs. Quelques projets, certes, mais pour les concrétiser il faut savoir s’intégrer dans une équipe de recherche, qu’elle soit française ou étrangère. Je pense notamment à une équipe allemande qui a un projet sur les temples tardifs et qui collabore régulièrement avec des chercheurs français. Eventuellement, je pourrais postuler pour un poste ou une bourse. Une autre piste est de candidater sur des postes de chercheur même s’ils sont rares.

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Publié le 11/12/2010
VILLARINO Céline
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Publié le 11/08/2016
VOLOKHINE Youri

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie?

 

Depuis ma jeunesse, je me suis intéressé à l’histoire des religions et à l’anthropologie. C’est un attrait familial. Au départ, mon intérêt pour l’histoire des religions était général. J’étais autant captivé par la Grèce ancienne que l’Egypte voire l’Inde ancienne. Puis, peu à peu, mon intérêt s’est recentré sur l’Egypte ancienne.

 

 

Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

J’ai fait mes études à l’Université de Genève en combinant l’histoire des religions, l’égyptologie et le sanscrit. J’ai obtenu une licence d’histoire des religions sur la religion égyptienne. Je suis alors devenu l’assistant de monsieur Borgeaud en histoire des religions.

J’ai obtenu une bourse du fonds national de la recherche en Suisse me permettant de poursuivre mes études, en 1996, à l’EPHE auprès de monsieur Vernus et de madame Zivie-Coche. C’est à cette époque que j’ai rencontré Philippe Collombert et Laurent Coulon.

J’ai soutenu une thèse, en 1998, dont le sujet était «Le visage dans la pensée et la religion de l’Egypte ancienne».

Ensuite, de 2000 à 2002, j’étais pensionnaire à l’Institut Français d’Archéologie Orientale au Caire; ce qui équivaut, à l’heure actuelle, à membre scientifique.

En 2002, je suis devenu maître d’enseignement et de recherche en histoire des religions à l’université de Genève.

 

 

Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches? Vous collaborez au NCCR Affectives Sciences sur le thème de la ritualisation des émotions en Egypte ancienne. Pouvez-vous nous en dire un peu plus?

 

C’est grâce à ma collaboration au NCCR que j’ai réalisé un dossier sur le rire en Egypte ancienne. Ce projet cherche à définir les notions d’émotion dans un contexte antique. Déjà, ma thèse traitait de l’aspect émotionnel de la personne ainsi que de son expression dans des usages rituels.

Sinon, je m’intéresse au triangle monde égyptien, monde grec et monde juif, notamment autour de la figure de Moïse. Je m’intéresse à l’interculturalité ptolémaïque. C’est pourquoi, depuis 2002, je participe à la mission d’Erment où tout un travail archéologique est réalisé sur le temple tardif.

Les autres orientations de mes recherches sont l’anthropologie des images et le vocabulaire conceptuel de l’histoire des religions. Je m’intéresse particulièrement, en ce moment, au sens des scènes figurées. En conséquence de quoi, un travail sur la frontalité devrait être prochainement publié.

 

 

Questions sous forme de portrait chinois.

 

Si vous étiez un pharaon ou un roi nubien, lequel aimeriez-vous être ?

 

Etre pharaon ne m’intéresse pas. Je préfèrerais être un prêtre et, pourquoi pas, Manéthon.

 

Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous ?

 

Seth car c’est un dieu perturbateur.

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Publié le 14/03/2009
VUILLEUMIER Sandrine

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Par hasard. La passion pour le texte, je l’ai eu très tôt. Pour l’égyptologie, cela s’est fait par rencontre et par hasard.

 

Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

Je suis arrivée à Genève pour aller faire mes études. Et je suis tombée sur le professeur Valloggia et il m’a dit : « Mademoiselle, si vous cherchez un mari vous feriez mieux d’aller en droit ». Je lui ai répondu que je venais pour l’égyptologie. Et j’ai fait mes études avec lui à Genève. Notamment, j’ai été son assistante pendant six ans. J’ai fouillé à Abou Rawash.
Puis, je me suis déplacée pour ma thèse à Londres, à Paris, à Berlin… Et là, je viens de terminer ma thèse. Nous verrons donc pour l’avenir.

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

Tout ce qui est papyrus et concerne les textes tardifs.
J’ai trois manuscrits à publier.

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Publié le 05/02/2012
WUTRICH Annik

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

Depuis toujours, j’ai un intérêt pour l’histoire. A l’âge de 12-13 ans, il y avait des cours d’histoire sur l’Antiquité et mon professeur nous parlait beaucoup d’Egypte. De là vient, sans doute, l’origine de ma vocation.

 

 

Quel est votre cursus? Quel est votre parcours ?

 

J’ai fait mes études à l’Université de Genève jusqu’à la licence, ce qui équivaut à la maîtrise en France, avec M. Michel Valloggia. Ensuite, je suis partie un an à Paris pour faire mon DEA sous la direction de M. Pascal Vernus à l’EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes). Celui-ci m’a proposé mon sujet de thèse. J’ai donc poursuivi mon doctorat sous la direction de Mrs Pascal Vernus et Michel Valloggia. Le sujet de ma thèse portait sur les chapitres dits supplémentaires du Livre des Morts, à savoir les chapitres 162 à 167. Actuellement, je suis chargée de cours suppléante à l’université de Genève ce qui correspond, à peu près, à maître de conférences en France.

 

 

Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?

 

Mes recherches s’intéressent plus particulièrement à la Troisième Période intermédiaire mais sur un point de vue plus idéologique que chronologique. D’ailleurs, les cours d’histoire que je donne cette année à l’université de Genève portent sur la période allant de la fin de l’époque ramesside au début de la Troisième Période intermédiaire. J’ai toujours un grand intérêt pour l’étude du Livre des Morts mais je souhaite également m’intéresser à la Nubie et à son influence sur l’Egypte dans le domaine théologique plus particulièrement.

En dehors de la prochaine publication de ma thèse, j’ai par ailleurs en projet l’étude d’un Livre des Morts inédit qui se trouve à la bibliothèque publique de Genève. C’est un texte en hiératique initialement rédigé pour un homme mais qui fut utilisé pour une femme. C’est un papyrus de seize mètres de long, provenant peut-être de Saqqarah et datant de la XXVIème dynastie.

 


Vous avez donc un intérêt particulier pour la Troisième Période Intermédiaire. Pourquoi cette période?


La période qui m’intéresse s’étend de la XXIème dynastie à la XXVème incluse. A vrai dire, c’est une période assez peu étudiée d’un point de vue idéologique même si depuis quelque temps elle connaît un regain d’intérêt. Initialement, mon intérêt était orienté vers les textes funéraires. Quand Pascal Vernus m’a proposé un sujet sur les chapitres supplémentaires du Livre des Morts, je ne savais pas exactement ce que j’allais trouver. Mais, par ces textes, j’ai pris conscience de l’importance de l’idéologie de cette période notamment en la reliant à l’idéologie royale. De plus, c’est une période d’effervescence intellectuelle.

 

 

Questions sous forme de portrait chinois.

 

Si vous étiez un pharaon, lequel aimeriez-vous être ?

 

Mon pharaon préféré est Horemheb. 

 

Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous ?

 

Mout à partir de la XXVème dynastie.

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Publié le 15/11/2008
BY ANKAA